Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Saint-Martin-Bellevue — Il y a déjà 80 ans, les hommes du corps franc Simon ont connu une fin tragique

Saint-Martin-Bellevue — 80e anniversaire du massacre des hommes du corps franc Simon. Christian Anselme et Christian Rophille se sont recueillis devant la stèle après le dépôt de la gerbe. Photo Le DL/S.B.

À l’occasion du 80e anniversaire de la mort des hommes du corps franc Simon, unité de maquis très active en Haute-Savoie pendant la Seconde Guerre mondiale, le parcours de ces engagés a été retracé, avec un hommage aux fusillés et déportés.

Ce samedi 22 juin a eu lieu, à Mercier, le 80e anniversaire de la mort des hommes du corps franc Simon en présence du maire de Fillière Christian Anselme, de Christian Rophille, maire délégué, ainsi que des porte-drapeaux.

Philippe Cherpitel, président du comité cantonal du Souvenir français d’Annecy-le-Vieux et responsable des familles du corps franc Simon, a prononcé une allocution dans laquelle il a retracé le parcours de ces hommes.

  • « N’oublions pas ce groupe de jeunes patriotes tombés à Saint-Martin-Bellevue aux mains des Allemands et également la fin tragique du corps franc du légendaire Lieutenant Simon qui s’est fait arrêter le 23 janvier 1944 à Seyssel. Aussitôt, les hommes du corps franc Simon ont décidé d’une opération pour libérer leur chef. C’est ainsi que le 24 janvier 1944, l’occupant nazi a fait 14 prisonniers devant la boulangerie Curzillat, ils seront torturés, martyrisés. Onze seront fusillés à la caserne Galbert à Annecy. » Il s’agit d’Alfred Ackermann, à 27 ans, Roger Carrier, qui avait 23 ans, René Cherpitel, âgé de 25 ans, Jules Debart, à 22 ans, Jean Gérard, qui avait 22 ans, Urbain Ledoux, à 25 ans, Paul Munch, 24 ans, Bruno Perino, 22 ans, Maurice Rabut, qui était âgé de 22 ans, Raymond Vellut, 24 ans, Raymond Verdel, à 22 ans. Seul Jean Monin a survécu. Par ailleurs, il est également à noter que Louis Bertherat et Marcel Luttgens sont, pour leur part, morts en déportation.

Pour l’histoire, seul Jean Monin, qui était alors un membre du corps franc bien qu’âgé de 16 ans et demi seulement en 1944, et qui se fit passer, grâce notamment à une fausse identité, pour le mitron de la boulangerie de Mercier, avait été déporté en ayant ensuite survécu.

Serge Bocquet, 24 juin 2024
Lieu de mémoire en lien avec Saint-Martin-Bellevue — Il y a déjà 80 ans, les hommes du corps franc Simon ont connu une fin tragique
 Monument Corps franc Simon

Monument Corps franc Simon

Détail

Le 24 janvier 1944, le corps-franc Simon revient d'Annecy où il a tenté de libérer son chef. Les Allemands ont tendu une embuscade sur leur route du retour. Douze d'entre eux sont faits prisonniers, torturés puis exécutés à la caserne Galbert à Annecy. Leurs corps sont retrouvés dans un charnier en 1946.

Lieu : Saint-Martin-Bellevue