Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Né le 21 juin 1922 à Longjumeau (Seine-et-Oise, Essonne), exécuté sommairement le 24 janvier 1944 à Annecy (Haute-Savoie) ; élève officier ; résistant en Haute-Savoie. Jean Gérard était le fils du négociant André Louis Gérard et de son épouse Madeleine Charlotte Aude Laubry. La famille habitait à Asnières (Seine) en 1939. Jean, qui était élève officier, fut assujetti au Service du travail obligatoire.

Réfractaire à la loi du 16 février 1943 instituant le S.T.O., il prit le maquis. On le retrouva dans l’été 1943 dans la vallée du Borne en Haute-Savoie avec d’autres jeunes faisant partie du Corps franc Simon créé par le très jeune Simon (François Servant).

Il fut arrêté après l’accrochage entre le corps franc et un convoi de soldats allemands à Mercier, (Saint-Martin-Bellevue), le 24 janvier 1944. La veille, le chef du corps franc, Simon, avait été très grièvement et hospitalisé à Annecy. Les hommes, désireux de le libérer leur chef, montèrent une opération sur l’hôpital mais, avertis en route de l’impossibilité du coup de main, ils rebroussèrent chemin. Et c’est à leur retour qu’ils « tombèrent » sur un convoi allemand. Un accrochage s’ensuivit. Si certains maquisards réussirent à décrocher, onze d’entre eux, comme Jean Gérard, sont pris. Tous furent exécutés le soir même à la caserne de Galbert, (Annecy).

Le charnier fut découvert après la guerre, le 19 juin 1946. Les corps furent alors inhumés au cimetière de Loverchy. En marge de l’acte de décès en date du 20 juin 1946 (237/1946) on peut lire que la date du décès est fixée au 24 janvier 1944 par jugement du Tribunal civil d’Annecy rendu le 13 juillet 1946.

Transféré de Loverchy (Annecy) son corps fut ensuite inhumé dans Nécropole militaire nationale de Morette (tombe n°1). Reconnu « Mort pour le France », il figure sur le monument aux morts de Thorens-Glières, ainsi que sur le Mur du Souvenir élevé à l’entrée de la Nécropole militaire nationale de Morette.

SOURCE : Mémorial 1939-1945 de la seconde Guerre mondiale en Haute-Savoie — Michel Germain

Lieux de mémoire

Nécropole

La Balme-de-Thuys — Nécropole militaire nationale de Morette

Les corps de 105 résistants, principalement des combattants des Glières, sont inhumés au cimetière de Morette dès avril 1944. Inauguré par Vincent AURIOL en 1947, ce cimetière militaire devient la Nécropole nationale des Glières en 1984, classé monument historique en 2015. Il est géré par l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre.

Monument commémoratif

Saint-Martin-Bellevue — Monument Corps franc Simon

Le 24 janvier 1944, le corps-franc Simon revient d'Annecy où il a tenté de libérer son chef. Les Allemands ont tendu une embuscade sur leur route du retour. Douze d'entre eux sont faits prisonniers, torturés puis exécutés à la caserne Galbert à Annecy. Leurs corps sont retrouvés dans un charnier en 1946.

Stand explicatif

Annecy — Stand explicatif Caserne de Galbert

Panneaux explicatifs en souvenir de Jacques Lespès, sous-préfet de Bonneville, fusillé à la caserne et du corps franc Simon. À la Libération, un charnier a également été découvert dans une cour de la caserne. Les onze corps retrouvés étaient ceux des hommes du corps-franc Simon, capturés à Charvonnex et fusillés par les Nazis en janvier 1944.

Monument aux morts

La Balme-de-Thuy — Mur du Souvenir de Morette

Monuments aux morts de la Nécropole de Morette. Créé dès avril 1944 pour inhumer les résistants morts au combat, ce cimetière est reconnu en 1949 « Cimetière Militaire national ». En 1984, il devient une Nécropole nationale désormais gérée par l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre. Le mur comporte 151 noms de résitant morts lors des combats des glières.

Le 24 janvier 1944, le corps-franc Simon revient d'Annecy où il a tenté de libérer son chef. Les Allemands ont tendu une embuscade sur leur route du retour. Douze d'entre eux sont faits prisonniers, torturés puis exécutés à la caserne Galbert à Annecy. Leurs corps sont retrouvés dans un charnier en 1946.

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