Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Carrier Roger, Achille

Né le 24 février 1921 à Annecy (Haute-Savoie), exécuté sommairement le 24 janvier 1944 à Annecy (Haute-Savoie) ; résistant.

Le père de Roger Carrier, Louis, était surveillant d’usine et sa mère, Madeleine Adeline Francine Baud, secrétaire. Toute la famille habitait à Bron (Rhône). Désireux de se battre, il devint membre du corps franc Simon (François Servant) dès l’été 1943.

Roger fut arrêté après l’accrochage entre le corps franc et un convoi de soldats allemands à Mercier (Saint-Martin-Bellevue), le 24 janvier 1944. La veille, le chef du corps franc, Simon, avait été très grièvement et hospitalisé à Annecy. Les hommes, désireux de le libérer leur chef, montèrent une opération sur l’hôpital mais, avertis en route de l’impossibilité du coup de main, ils rebroussèrent chemin. Et c’est à leur retour qu’ils « tombèrent » sur un convoi allemand. Un accrochage s’ensuivit. Si certains maquisards réussirent à décrocher, onze d’entre eux, comme Roger Carrier, furent pris.

L’occupant les exécuta le soir même à la caserne de Galbert, (Annecy). On découvrira le charnier après la guerre, le 19 juin 1946. Les corps furent alors inhumés dans le cimetière de Loverchy (Annecy). Transféré de Loverchy, son corps sera ensuite inhumé dans la nécropole nationale militaire de Morette (tombe n°2).

Il fut reconnu « Mort pour la France » le 23 mars 1947 (dossiers n° 95 577 et 96 239) et homologué FFI et Interné Résistant. Sur la fiche des archives de Caen, il est écrit « fusillé le 17/02/44 », ce qui est une erreur. En marge de l’acte de décès dressé le 25 juin 1946 (241/1946) il est écrit que sa mort a été fixée au 17 février 1944 par un jugement du Tribunal d’Annecy en date du 13 juillet 1946. Cette date est fort surprenante dans la mesure où tous les hommes du corps franc Simon fait prisonnier ce soir-là ont été immédiatement passés par les armes. Et pourquoi la Gestapo aurait-elle gardé Roger Carrier trois semaines avant de le fusiller ?

Il ne figure pas sur les plaques récapitulatives apposées dans le hall de la mairie de sa ville natale. Mais son nom est gravé sur le Mur monument érigé à l’entrée de Nécropole militaire nationale de Morette

Lieux de mémoire

Nécropole

La Balme-de-Thuys — Nécropole militaire nationale de Morette

Les corps de 105 résistants, principalement des combattants des Glières, sont inhumés au cimetière de Morette dès avril 1944. Inauguré par Vincent AURIOL en 1947, ce cimetière militaire devient la Nécropole nationale des Glières en 1984, classé monument historique en 2015. Il est géré par l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre.

Monument commémoratif

Saint-Martin-Bellevue — Monument Corps-franc Simon

Le 24 janvier 1944, le corps-franc Simon revient d'Annecy où il a tenté de libérer son chef. Les Allemands ont tendu une embuscade sur leur route du retour. Douze d'entre eux sont faits prisonniers, torturés puis exécutés à la caserne Galbert à Annecy. Leurs corps sont retrouvés dans un charnier en 1946.

En mémoire de

François ServantJean GérardMaurice RabutPaul MunchUrbain LedouxBruno PerinoAlfred AckermanRaymond VerdelRaymond VerdelRoger CarrierCherpitel RenéLouis BertheratJean Monin

Stand explicatif

Annecy — Stand explicatif Caserne de Galbert

Panneaux explicatifs en souvenir de Jacques Lespès, sous-préfet de Bonneville, fusillé à la caserne et du corps franc Simon. À la Libération, un charnier a également été découvert dans une cour de la caserne. Les onze corps retrouvés étaient ceux des hommes du corps-franc Simon, capturés à Charvonnex et fusillés par les Nazis en janvier 1944.

En mémoire de

Jean GérardMaurice RabutPaul MunchUrbain LedouxBruno PerinoAlfred AckermanRaymond VerdelRaymond VerdelRoger CarrierCherpitel RenéLouis BertheratMarcel LuttgensJean Monin

Le 24 janvier 1944, le corps-franc Simon revient d'Annecy où il a tenté de libérer son chef. Les Allemands ont tendu une embuscade sur leur route du retour. Douze d'entre eux sont faits prisonniers, torturés puis exécutés à la caserne Galbert à Annecy. Leurs corps sont retrouvés dans un charnier en 1946.

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