Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Né le 6 janvier 1922 à Annemasse (Haute-Savoie), exécuté sommairement le 24 janvier 1944 à Annecy (Haute-Savoie) ; réfractaire au STO ; résistant dans l’Armée secrète (AS).

Raymond Verdel était le fils de François Éphise Verdel et de son épouse Félicité Éliane Rosset. Réfractaire au STO, il rejoignit le maquis dans le corps franc AS créé par le très jeune François Servant (dit Simon).

Il fut arrêté après l’accrochage entre le corps franc et un convoi de soldats allemands à Mercier, (Saint-Martin-Bellevue), le 24 janvier 1944. La veille, le chef du corps franc, François Servant, avait été très grièvement et hospitalisé à Annecy. Les hommes, désireux de libérer leur chef, montèrent une opération sur l’hôpital, mais avertis en route de l’impossibilité du coup de main, ils rebroussèrent chemin. Et c’est à leur retour qu’ils croisèrent sur un convoi allemand Si certains maquisards réussirent à décrocher, d’autres furent pris comme Raymond Verdel. Ils furent tous exécutés le soir même à la caserne de Galbert, (Annecy).

On découvrira le charnier après la guerre, le 19 juin 1946. Les corps furent alors inhumés à Loverchy (cimetière d’Annecy). Le jugement du tribunal civil d’Annecy en date du 8 novembre 1946, confirma la date de la mort au 24 janvier 1944 (transcription Annecy 235/1946). (Mémorial de l’oppression 3808 W 1367). Il obtint la mention Mort pour la France et fut homologué interné résistant. Son corps fut ensuite transféré dans Nécropole militaire nationale de Morette (tombe n°15) et son nom figure sur le monument aux morts de Thorens-Glières, ainsi que sur celui de Sillingy et sur les plaques de marbre noir du monument annécien. On le trouve également sur le Mur du souvenir élevé à l’entrée du cimetière de Morette et sur la stèle érigée sur les lieux des combats.

Lieux de mémoire

Nécropole

La Balme-de-Thuys — Nécropole militaire nationale de Morette

Les corps de 105 résistants, principalement des combattants des Glières, sont inhumés au cimetière de Morette dès avril 1944. Inauguré par Vincent AURIOL en 1947, ce cimetière militaire devient la Nécropole nationale des Glières en 1984, classé monument historique en 2015. Il est géré par l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre.

Monument commémoratif

Saint-Martin-Bellevue — Monument Corps-franc Simon

Le 24 janvier 1944, le corps-franc Simon revient d'Annecy où il a tenté de libérer son chef. Les Allemands ont tendu une embuscade sur leur route du retour. Douze d'entre eux sont faits prisonniers, torturés puis exécutés à la caserne Galbert à Annecy. Leurs corps sont retrouvés dans un charnier en 1946.

En mémoire de

François ServantJean GérardMaurice RabutPaul MunchUrbain LedouxBruno PerinoAlfred AckermanRaymond VerdelRaymond VerdelRoger CarrierCherpitel RenéLouis BertheratJean Monin

Stand explicatif

Annecy — Stand explicatif Caserne de Galbert

Panneaux explicatifs en souvenir de Jacques Lespès, sous-préfet de Bonneville, fusillé à la caserne et du corps franc Simon. À la Libération, un charnier a également été découvert dans une cour de la caserne. Les onze corps retrouvés étaient ceux des hommes du corps-franc Simon, capturés à Charvonnex et fusillés par les Nazis en janvier 1944.

En mémoire de

Jean GérardMaurice RabutPaul MunchUrbain LedouxBruno PerinoAlfred AckermanRaymond VerdelRaymond VerdelRoger CarrierCherpitel RenéLouis BertheratMarcel LuttgensJean Monin

Le 24 janvier 1944, le corps-franc Simon revient d'Annecy où il a tenté de libérer son chef. Les Allemands ont tendu une embuscade sur leur route du retour. Douze d'entre eux sont faits prisonniers, torturés puis exécutés à la caserne Galbert à Annecy. Leurs corps sont retrouvés dans un charnier en 1946.

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  • 3

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