Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Rabut Maurice

Résistant — Mort Fusillé

MAQUIS : — Forces Française de l’Intérieur (F.F.I.)
Né le 18 février 1922 à Oyonnax (Ain), exécuté sommairement le 24 janvier 1944 à Annecy (Haute-Savoie) ; ouvrier en peignes ; résistant.

Maurice Rabut était le fils de Laurent Marius Rabut, employé de commerce et de son épouse Simone Blanche Sonthonnax. La famille habitait 10, rue Ernest Renan Oyonnax

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Vraisemblablement réfractaire au STO, il rejoignit le corps franc créé par le très jeune Simon (François Servant).

Maurice Rabut, alias Maurice Gaud, fut arrêté après l’accrochage entre le corps franc et un convoi de soldats allemands à Mercier, (Saint-Martin-Bellevue), le 24 janvier 1944. La veille, le chef du corps franc, Simon, avait été très grièvement blessé par les G.M.R. et hospitalisé à Annecy. Les hommes, désireux de libérer leur chef, montèrent une opération sur l’hôpital mais, avertis en route de l’impossibilité du coup de main, ils rebroussèrent chemin. Et c’est à leur retour qu’ils croisèrent un convoi allemand. Un accrochage s’ensuivit. Si certains maquisards réussirent à décrocher, onze d’entre eux, comme Maurice Rabut furent capturés.

Ils furent tous exécutés le soir même à la caserne de Galbert (Annecy). Un jugement du Tribunal civil d’Annecy en date du 13 juillet 1946 confirme la date du décès au 24 janvier 1944, (transcription Annecy 236/1946). (Mémorial de l’oppression 3808 W 1367).

On découvrira le charnier après la guerre, le 19 juin 1946. Les corps sont alors inhumés à Loverchy (cimetière d’Annecy).

Le corps de Maurice est ensuite transféré à Oyonnax. La mention « Mort pour la France » lui a été accordée le 29 décembre 1949, (dossiers n°14 582 et 83 326). Il fut homologué FFI et interné résistant. La médaille de la Résistance lui fut décernée à titre posthume par décret en date du 3 février 1960. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Thorens-Glières

Récompenses et médailles

  • médaille de la Résistance

Lieux de mémoire

Nécropole

La Balme-de-Thuys — Nécropole militaire nationale de Morette

Les corps de 105 résistants, principalement des combattants des Glières, sont inhumés au cimetière de Morette dès avril 1944. Inauguré par Vincent AURIOL en 1947, ce cimetière militaire devient la Nécropole nationale des Glières en 1984, classé monument historique en 2015. Il est géré par l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre.

Monument commémoratif

Saint-Martin-Bellevue — Monument Corps-franc Simon

Le 24 janvier 1944, le corps-franc Simon revient d'Annecy où il a tenté de libérer son chef. Les Allemands ont tendu une embuscade sur leur route du retour. Douze d'entre eux sont faits prisonniers, torturés puis exécutés à la caserne Galbert à Annecy. Leurs corps sont retrouvés dans un charnier en 1946.

En mémoire de

François ServantJean GérardMaurice RabutPaul MunchUrbain LedouxBruno PerinoAlfred AckermanRaymond VerdelRaymond VerdelRoger CarrierCherpitel RenéLouis BertheratJean Monin

Stand explicatif

Annecy — Stand explicatif Caserne de Galbert

Panneaux explicatifs en souvenir de Jacques Lespès, sous-préfet de Bonneville, fusillé à la caserne et du corps franc Simon. À la Libération, un charnier a également été découvert dans une cour de la caserne. Les onze corps retrouvés étaient ceux des hommes du corps-franc Simon, capturés à Charvonnex et fusillés par les Nazis en janvier 1944.

En mémoire de

Jean GérardMaurice RabutPaul MunchUrbain LedouxBruno PerinoAlfred AckermanRaymond VerdelRaymond VerdelRoger CarrierCherpitel RenéLouis BertheratMarcel LuttgensJean Monin

Le 24 janvier 1944, le corps-franc Simon revient d'Annecy où il a tenté de libérer son chef. Les Allemands ont tendu une embuscade sur leur route du retour. Douze d'entre eux sont faits prisonniers, torturés puis exécutés à la caserne Galbert à Annecy. Leurs corps sont retrouvés dans un charnier en 1946.

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  • 3

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