Votre demande ne peut-être envoyée
Merci de vérifier les champs suivants :
Cette guerre inaugure une période de 75 ans au cours de laquelle, par trois fois, les deux pays combattront l’un contre l’autre. Une période qui se referme en 1945. Depuis 75 ans, grâce à la réconciliation franco-allemande, moteur de la construction européenne, nous vivons sur un continent en paix. Mettre en lumière la guerre de 1870 sert à rappeler combien l’Europe est nécessaire.
Mettre en lumière cet anniversaire constituait un choix osé. 1870-1871 est en effet une guerre oubliée. Un oubli construit. Construit d’abord au lendemain de la Première Guerre mondiale. Le transfert du Soldat Inconnu sous l’Arc de Triomphe le 11 novembre 1920, jumelé avec le dépôt du cœur de Gambetta au Panthéon ferme la page mémorielle de 1870. Cinquante ans cela suffit ! La victoire doit faire oublier la défaite.
Construit aussi dans l’enseignement. La guerre de 1870 a disparu des programmes scolaires pendant plus de 30 ans comme ont disparu les grandes figures de la IIIe République.
Alors pourquoi avoir tenté de sortir de l’oubli ces pages de notre histoire ? En raison de leur modernité. Comment comprendre l’Europe d’aujourd’hui sans connaître les 75 ans que constituent l’enchaînement des trois guerres de 1870-1871, 1914-1918 et 1939-1945 ? Comment comprendre l’apport de l’Europe – la paix – sans connaître le versant guerrier qui l'a précédé ? Comment comprendre la crise française d’aujourd’hui – ce que certains définissent comme "le déclin français" – sans en connaître le point de départ psychologique, démographique et économique ? Donner à comprendre. Tel était notre objectif. L’arrivée du Covid a contrecarré notre volonté.
Du 150e anniversaire, bien peu d’initiatives se sont imposées. Le Souvenir Français a cependant refusé de « baisser les bras ».
Des guides – au nombre de quinze – recensant les lieux matérialisés de la mémoire de 1870 ont été publiés. Des cérémonies et des expositions ont été organisées. Et de nombreux ouvrages ont été rédigés.
Des matériaux pour le temps présent mais aussi pour ceux qui dans 50 ans prépareront le bicentenaire de 1870. Quel en sera le contexte ? Nul ne le sait. Espérons simplement que la passion mémorielle sera toujours au rendez-vous. Car dans notre Nation, comme dans toutes les nations européennes, le vivre-ensemble ne peut se concevoir sans un socle partagé de l’histoire.
Merci à tous ceux qui ont cru et animé le 150e anniversaire. Ils sont les maillons d’une chaîne de la mémoire ardemment nécessaire.
L’ECPAD propose un résumé en image de la cérémonie dont il a assuré la captation. Le 30 août dernier, le ministère des Armées a commémoré le 150e anniversaire de la guerre de 1870 lors d'une cérémonie franco-allemande à Gravelotte (Moselle), présidée par Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées.
▶La bataille de Saint-Privat, plus connue sous le nom de la bataille de Gravelotte, est l’une des batailles les plus importantes de la guerre franco-prussienne de 1870 et aussi l’une des plus meurtrières : 140 000 hommes de l’armée française ont combattu, 12 000 sont blessés, morts ou disparus. Côté allemand, ce sont plus de 20 000 hommes qui sont mis hors de combat.
La bataille est commémorée chaque année à la Halle du souvenir (Gedenkhalle) à Gravelotte, le plus important monument commémoratif de la guerre de 1870.
Recueils départementaux des lieux matérialisés de la mémoire de la guerre de 1870-1871
Sur les pas du soldat Jules Reutinger, Soldat du 1er Régiment d’Infanterie de Marine (1870-1871)
Par Étienne Rohmer
Les carnets de campagne de 1870 du soldat Reutinger sont retrouvés et transcrits. L’auteur a souhaité compléter ce récit par des documents, photos et dessins et en se rendant sur les lieux pour retrouver exactement les sites dont il est question. Les voies de chemin de fer abandonnées, les sorties de bois, lieux de combats, les fermes, lieux de replis, les tombes. « Sur les pas du soldat » est donc aussi une histoire dans l’histoire, une quête personnelle, un hommage, voire un questionnement sur le sens de l’histoire. Cette histoire de soldat, teintée du délicieux parfum d’un parcours initiatique, lui donne un sens éminemment jubilatoire.
1870 La guerre vue de Tarn-et-Garonne
Par Luc Corlouër
PRÉSIDENT : Jean-François Chanet — Recteur de l’Académie de Besançon, professeur des universités, chercheur au Centre d’histoire de Sciences Po. Spécialiste de l’école de la IIIe République et de l’enracinement de l’idée de la Nation au 19e siècle.
À lire sur le site
Documents PDF

La sauvegarde de la totalité des tombes des combattants Morts pour la France et éviter que tous les jours les restes de combattants rejoignent les fosses communes municipales suite à des sépultures tombées en déshérence.
Le maintien des cérémonies patriotiques locales aux coté des grand date nationale et ce,bien que le nombre d’anciens combattants diminuent chaque année.
Le développement des voyages mémoriels afin qu’aucun enfant de France ne quitte sa scolarité sans avoir découvert un lieu de notre mémoire nationale ou participer à une commémoration.