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Résistant, déporté — Mort en déportation
19 février 1921 à Cluses (74)
17 mars 1945 à Ravensebruck (Allemagne)Membre de l’unité 9997 de Résistance FFI (Forces Françaises de l’Intérieur), il est dénoncé pour fait de résistance et est arrêté le 7 mars 1944 à la ferme du Frendy par la gendarmerie française et détenu à la gendarmerie de Bonneville puis à la prison départementale à Annecy et ensuite traduit devant le tribunal de Chambéry, avant d’être écroué à la prison Saint-Paul à Lyon puis à la central de Blois avant d’être envoyé à Compiègne d'où il est déporté le 21/05/1944 à Neuengamme, affecté au Kommando d'Hannover-Stocken (pneus Continental) transféré à Ravensbrück dans un kommando de travail non identifié
Il décède le 17 mars 1945 à Ravensbrück en Allemagne et à été inhumé au cimetière du Chevran à Cluses (74), dans la Tombe familiale.
Il est reconnu « Mort en Déportation » par arrêté du 18 novembre 1987 et il est inscrit sur le monument aux morts de Cluses ainsi que sur la stèle du Souvenir de Cluses
SOURCE : Mémorial 1939-1945 de la seconde Guerre mondiale en Haute-Savoie — Michel Germain
Valentin Cotterlaz-Carrat fait partie des 101 héros en lien avec l'année 1945, qui ont été choisis par le Souvenir Français National en fonction du département dans lequel ils ont vécu, se sont battus, ont souffert et, bien souvent, y sont décédés.
Parmi ces 101 héros, Valentin Cotterlaz-Carrat, non inhumé dans une tombe familiale située dans ce cimetière du Chevran.
Ces héros « Mort pour la France » ont des profils divers : compagnons de la Libération, résistants, militaires et combattants sous uniforme, déportés résistants, déportés juifs, prisonniers de guerre et requis du Service du Travail Obligatoire.
Ensemble, ils représentent la France au combat et la France en souffrance pendant l'année 1945. À travers ces choix, apparait aussi en filigrane, ce que fut la politique du souvenir au lendemain de la victoire. Si les références aux résistants et déportés résistants « Mort pour la France » sont toujours mentionnées sur la tombe familiale, que le corps ait été ou non restitué, il en va autrement pour les héros marginalisés de 1945 : les prisonniers de guerre, les requis du Service du Travail Obligatoire et surtout les déportés juifs. Cette mémoire met en lumière la nécessité de conserver les tombes, alors que la génération de la Seconde Guerre mondiale disparaît. Il est en effet essentiel de préserver les tombes, les monuments aux morts et les stèles, les plaques ainsi que les chemins de mémoire de chaque commune de France. C'est une ardente obligation pour faire vivre et partager notre Histoire.
▶Témoignage de Roger Lugon Moulin - Matricule 75767 DACHAU
▶émoignage de Lucien COLONEL — Matricule 39777 déporté à Buchenwald-Dora
▶Film : les derniers témoins de la libération de Cluses en haute savoie du 14 au 18 août 1944
▶Avoir 20 ans en 1940
Stèle du Souvenir, commémorant la mémoire des Clusiens morts en déportation, fusillés ou tués au maquis lors de la seconde guerre mondiale ou la libération de Cluses.
Lieu : Cluses
À lire sur le site




La sauvegarde de la totalité des tombes des combattants Morts pour la France et éviter que tous les jours les restes de combattants rejoignent les fosses communes municipales suite à des sépultures tombées en déshérence.
Le maintien des cérémonies patriotiques locales aux coté des grand date nationale et ce,bien que le nombre d’anciens combattants diminuent chaque année.
Le développement des voyages mémoriels afin qu’aucun enfant de France ne quitte sa scolarité sans avoir découvert un lieu de notre mémoire nationale ou participer à une commémoration.