Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Cluses — Les mouvements de Résistance, unis, ont libéré Cluses et la vallée de l’Arve

Anniversaire de la Libération de Cluses, en images

La ville de Cluses est jalonnée de vestiges qui témoignent de son histoire culturelle, industrielle ou cultuelle. Chaque semaine retrouvez notre série d’été « Un patrimoine, une histoire  ». Aujourd’hui, focus sur l’histoire de la Libération de Cluses.

Ce vendredi 18 août, cela fera 79 ans que Cluses et la vallée se libéraient du joug nazi, faisant de la Haute-Savoie le premier département à se libérer sans intervention militaire extérieure, après un important parachutage d’armes le 1er août 1944 au plateau des Glières.

Les Allemands occupent le territoire à partir du 8 septembre 1943, succédant aux troupes du Duce après la reddition de Mussolini. En juin 1944, ils sont plus de 250 soldats cantonnés à l’École Nationale d’Horlogerie (ENH).

Il est important de rappeler que la loi du 16 février 1943, qui imposa la réquisition et le transfert des jeunes hommes pour le service du travail obligatoire (STO) en Allemagne afin qu’ils participent à l’effort de guerre allemand, est venue notablement augmenter les rangs des Résistants et des maquisards.

Toutefois, les mouvements résistants se sont constitués avant le STO. Dès 1941, les Francs-Tireurs Partisans (FTP) s’organisent et installent leurs camps sur les hauteurs de Cluses. La Patrouille blanche voit le jour en 1943. L’Armée secrète (AS) est également présente. Les compagnies ne sont pas hermétiques et il est fréquent qu’une personne passe d’une compagnie à l’autre.

«  S’il est vrai que beaucoup de jeunes ont rejoint la Résistance et les maquis pour échapper au STO, il est aussi vrai de dire qu’ils ne se sont pas planqué au moment des combats ni de la bataille finale. On ne sait pas comment nous aurions réagi en ces temps de terreur et de guerre   », souligne Anny Pasquier, nièce de Joseph Maniglier, dit Many, qui fut le dernier chef de la Patrouille blanche.

La Résistance a plusieurs visages. Il y a les combattants armés qui ont investi les maquis de montagnes, mais aussi ceux qui ont refusé de travailler pour l’Allemagne nazie, ceux encore qui ont saboté les productions des usines locales. Certains patrons aident en cachette la Résistance, comme Cyrielle Dépéry, même s’il ne fut pas le seul.

En 1944, les mouvements de Résistance organisent nombre d’actions de sabotage et les deux camps connaissent des pertes matérielles et humaines importantes.

Au début de l’été, les choses se précipitent. Durant l’occupation allemande, arrestations arbitraires, tortures, déportations, pillages, exécutions sommaires sont le quotidien des Haut-Savoyards. Une sourde colère gronde au sein des habitants qui se rallient de plus en plus à la Résistance.

Des combats féroces

Alors que dans les autres villes du département, les Allemands se rendent sans résister, les villes de Thonon et de Cluses essuient des combats féroces.

Le 14 août, après une quinzaine de jours où la tension entre la population et les Allemands allait crescendo, les Forces françaises de l’intérieur décident d’attaquer l’ENH. La ville est maintenue en siège jusqu’au 18 août à l’aube, lorsque la Wehrmacht tente de fuir. Le convoi est attaqué et les combats se déplacent vers Scionzier et Marnaz.

Dans cette bataille, 60 Allemands et 15 Français ont trouvé la mort. Ils s’appelaient notamment Francis Mauris-Demourioux, Primo Da-Pon, Laurent Lentz, Robert Desprez, Alfred Crettiez, [glossaire]Raymond Godard[/glossaire], Henri Paturel, ainsi que les époux Briffaz, deux civils.

Nathalie Sarfati, Article du 16 août 2023
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