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La Maison d’Izieu rend hommage aux victimes de l’Holocauste (2024)

Chaque année, fin janvier, la Maison d’Izieu s’associe à la journée internationale d’hommage. Photo archives Le Progrès/Gaëlle Riche

La Journée internationale de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’Humanité a lieu le 27 janvier. Une date qui n’a pas été choisie au hasard puisqu’en 1945, c’est précisément ce jour-là que le camp de déportation et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, en Pologne, a été libéré, les derniers Allemands l’ayant quitté quelques jours plus tôt.

En tant que lieu de mémoire national, la Maison d’Izieu participe tous les ans à cette journée particulière. C’est ainsi que ce vendredi 26 janvier, une commémoration y est organisée. L’occasion également de rendre hommage aux anciens pensionnaires de la Colonie d’Izieu, raflés par les Allemands le 6 avril 1944 et déportés justement en majorité vers Auschwitz.

Sur les 51 personnes arrêtées ici il y a bientôt 80 ans, 42 enfants et 5 éducateurs y ont trouvé la mort (un adulte et 2 adolescents ont péri, eux, en Estonie, à Tallinn). Seule l’éducatrice Léa Feldblum est revenue.

Ouverte au public, cette commémoration a lieu à 11 heures, devant la maison où vivait la colonie. Juste après la cérémonie, l’exposition “Mur contre l’oubli” sera inaugurée. Trois classes encadrées par leurs professeurs – la classe de 4e 6 du collège Sabine-Zlatin de Belley, la classe de l’audace artistique du lycée du Bugey de Belley et la classe maintenance des véhicules du lycée professionnel François-Cevert d’Écully (Rhône) – ont créé les œuvres qui seront présentées dans le verger de la Maison d’Izieu.

Cette exposition fait partie du projet européen Rememchild. Il a pour but de retracer des trajectoires, expériences et mémoires d’enfants en temps de guerre avec un accent mis sur la Seconde Guerre mondiale, dans des pays d’Europe qui ont été occupés ou qui ont collaboré. En plus du “Mur contre l’oubli”, ce projet prévoit la participation à une plateforme digitale pilotée par l’Université de Madrid et le Musée de la Paix à Guernica, en Espagne. D’ailleurs, à Guernica et à la Fondation Fossoli en Italie, deux autres murs sont aussi présentés.

Gaëlle Riche, Article du 27 jan. 2024