Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
menu

Ayant échappé aux Allemands en 1944, Samuel Pintel a témoigné au collège de Poisy

Ayant échappé aux Allemands en 1944, Samuel Pintel a témoigné au collège de Poisy

Rescapé de la rafle de juifs réfugiés à l'hôtel des Marquisats à Annecy en 1944, Samuel Pintel est venu témoigner devant deux classes de 3e et face à une équipe de l'option audiovisuel du lycée Gabriel-Fauré.

Dans le cadre du projet Éveil (établissement Simone Veil), Samuel Pintel, témoin d'une rafle à Annecy en 1944, est venu au collège vendredi 19 novembre.

En présence d'Élisabeth Lassalle, maire adjoint au scolaire, Sylvie Jeannet, principale, et Jean-Marc Guillermet ont présenté cet homme au destin incroyable à deux classes de 3e et à une équipe de l'option audiovisuel du lycée Gabriel-Fauré.

De nationalité française, Samuel Pintel est le fils d'un militaire engagé sous les drapeaux français et à vécu à l'hôtel des Marquisats en 1944 avec se mère.

Lors de la rafle des juifs par les Allemands le 16 novembre 1943 dans cet hôtel où ils étaient assignés à résidence (ainsi qu'à l'école jules-Philippe), il tenait la main de sa mère. Celle-ci lui a dit d'aller tenir celle de la dame d'à côté non celle de la dame d'à côté non concernée par ladite rafle. Alors âgé de 5 ans, Samuel fait. La dame a affirmé aux Allemands que c'était son fils et l'a ainsi sauvé d'une mort certaine.

Séjournant à la Maison d'Izieu, il la quitte juste avant la rafle.

Il est passé à côté de la mort une deuxième fois car il a quitté la Maison d'Izieu où il séjournait quelques jours avant la rafle du 6 avril par Klaus Barbie.

Il est maintenant retraité d'une brillante carrière d'ingénieur lors de laquelle il a travaillé dans l'astronomie et participé à la mission spatiale Gaia.

Les élèves, manifestement très pris par ces faits historiques, ont aussi visionné le film de Romain Icart, "Izieu, des enfants dans la Shoah". Lors des échanges, il a été spouligné que ce qui passait à Annecy avait également lieu ailleurs. Aussi, il a été demandé aux jeunes d'être «  des passeurs de mémoire pour éviter que le pire se reproduise   ».

Questionné, Samuel Pintel a dit «  traîner derrière lui ces a dit «  traîner derrière lui ces souvenirs tragiques. On vit avec c'est-à-dire seul, sans famille   ».

Il s'interroge : «  Pourquoi ? Pourquoi ? C'est incompréhensible, mais ca a eu lieu.   ».

Roland MANGIAROTTI, Article du 21 nov. 2021