Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Genoud Jean François

Né le 28 juin 1922 à Douvaine (Haute-Savoie), fusillé le 26 février 1944 à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) par les Groupes mobiles de réserve (GMR) suite à une condamnation à mort par une cour martiale de l’État français ; résistant FTPF.

Fils de Charles Genoud et de Hélène Braize, cultivateurs, Jean Genoud était domicilié à Douvaine (Haute-Savoie).

Réfractaire au S.T.O., il rejoignit la Résistance et intégra le groupe franc de la compagnie 93-03 (F.T.P.F) installé dans un chalet au-dessus de Bonne-sur-Menoge, lieu-dit le Verdisse. Il fut capturé par la Milice, le 9 février 1944, au camp de Verdisse.

Ses parents sont cultivateurs et Jean travaille à la ferme avec eux. Il est directement concerné par la loi du 16 février 1943 qui institue le S.T.O. Il devient réfractaire. Il rejoint la Résistance et devient membre du groupe franc de la compagnie 93-03 (F.T.P.F) installé dans un chalet au-dessus de Bonne-sur-Menoge.

Six résistants furent condamnés à mort par la Cour martiale de l’État français qui se tint le 25 février 1944, au Savoie-Léman à Thonon, Un septième, Maurice Flandin-Granget était mort sous la torture. Le lendemain à l’aube, ils furent passés par les armes, par un peloton de GMR, dans la cour de l’école hôtelière.

En février, le groupe franc s'est replié sur la commune de Bonne-sur-Menoge, dans un chalet appartenant à M. Hominal au lieu-dit Le Verdisse. Le lundi 21 février 1944, la Milice française, commandée par Raoul Dagostini, attaque le chalet où se trouvent 7 jeunes de la compagnie. Tous sont rapidement arrêtés.

Parmi eux Jean Genoud que l'inspecteur de police milicien Pierre Fillon reconnaît sans mal pour l'avoir vu à Habère-Poche, ainsi que Jean Tallieu, Robert Blanchet et Georges Le Ferrec. Transféré à l’Intendance à Annecy (siège de la Section anticommuniste), torturé, il fut ramené au Savoie-Léman (école hôtelière) à Thonon, poste de commandement de la Milice et des GMR.

Tous sont enfermés dans les caves du Savoie-Léman, siège de la Milice à Thonon-les-Bains. Le vendredi 25 février 1944, la Cour martiale de Vichy siège à Thonon-les-Bains et condamne à mort Marius Bouvet, André Grépillat, René Trolliet, Ange Angeli, Jean Tallieu et Jean Genoud. Le lendemain matin au petit jour, les miliciens fusillent les 6 patriotes (plaques).

Vers midi un communiqué officiel de Vichy annonce : « … À la suite d'arrestations, la Cour martiale française siégeant à Thonon a eu à se prononcer sur les cas de 8 terroristes. Six d'entre eux membres de l'organisation terroriste F.T.P. convaincus d'avoir commis des assassinats dans le but de favoriser des activités terroristes ont été condamnés à la peine de mort et immédiatement passés par les armes.

Le maire de Thonon-les-Bains, Germain Trolliet, rédige l'acte de décès sur les déclarations du franc garde Jacques Dufflot et note « le 26 février à 1944 à 7 heures est décédé, boulevard de la corniche, École hôtelière Savoy-Léman, Jean François Genoud… », (acte 74/1944).

Jean Genoud est reconnu « Mort pour le France » par lettre du Ministre des Anciens combattants et victimes de la guerre du 11 mars 1946.

Une stèle a été érigée dans la cour de l'école hôtelière, sur laquelle on peut lire les noms des patriotes fusillés par la Milice: Ange Angeli, un corse de 21 ans, Marius Bouvet 42 ans originaire de Margencel, Jean Genoud de Douvaine 21 ans, André Grépillat 19 ans originaire de Maxilly, Jean Tallieu un jeune Parisien de 18 ans et René Trolliet 23 ans d'Allinges. La stèle rappelle également le souvenir de Maurice Flandin-Granget.

Jean Genoud, figure sur les monuments aux morts de Douvaine et de Thonon-les-bains.

SOURCE : Mémorial 1939-1945 de la seconde Guerre mondiale en Haute-Savoie — Michel Germain

Lieux de mémoire

Stèle commémorative

Thonon — Stèle du Savoie-Léman

Le 26 février 1944, Thonon a été le théâtre d’une effroyable fusillade qui a endeuillé une école renommée : l’École Hôtel du Savoie-Léman. Six résistants y ont été fusillés par d’autres Français. C’est une dramatique page de notre histoire chablaisienne.

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