Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Boccard Raymond (Frère)

Résistant — Juste parmi les nations
Le frère Raymond Boccard était jardinier au Juvénat St-François de Sales, établissement d’enseignement catholique dans la petite localité de Ville-la-Grand (Haute-Savoie) près de la frontière suisse. Avec quatre autres religieux, des enseignants à l’école, Raymond Boccard aida des centaines de personnes, dont un grand nombre de Juifs, à passer en Suisse, sauvant ainsi leur vie.

Raymond Boccard est né à Saint-Roch (37) le 7 septembre 1904. À l'âge de 15 ans, il part travailler dans un hôtel à Saint-Gervais (74), puis à Cannes (06). Après son service militaire, il devient l’aide de camp de l’amiral Ceillier, qu’il accompagne à Barcelone et Varsovie, entre 1929 et 1932. Lors d’un séjour de vacances en famille en 1934, l’une de ses tantes, religieuse de Saint-Joseph d’Annecy, lui conseille d’aller à Ville-la-Grand rencontrer le Père Favrat. Raymond devient alors jardinier-fleuriste au Juvénat établissement d’enseignement catholique dans la petite localité de Ville-la-Grand (Haute-Savoie) près de la frontière suisse.

Avec quatre autres religieux, des enseignants à l’école, Raymond Boccard aida des centaines de personnes, dont un grand nombre de Juifs, à passer en Suisse, sauvant ainsi leur vie.

De sa cellule sous les combles, Boccard surveillait les patrouilles des gardes-frontière allemands. Le mur du jardin de l’école longeait la frontière. Dissimulés derrière ce mur, les religieux, accompagnés des fugitifs, attendaient son signal. Dès qu’une patrouille était passée, Raymond agitait son béret. Religieux et fugitifs faisaient alors le mur. Ils ne disposaient que de deux minutes et demie pour franchir la frontière. Souvent, des fugitifs, dont des femmes et des enfants juifs, après avoir réussi à échapper aux Allemands, tombaient aux mains de la police frontalière suisse, qui les reconduisait à la frontière.

Ils étaient alors accueillis par frère Raymond, qui les logeait à l’école pour la nuit et les emmenait à la gare le lendemain. Comme il a été dit plus haut, ce religieux n’agissait pas seul; il était aidé notamment par le père Louis Favre qui devait être arrêté par les Allemands et exécuté pour ses activités de sauvetage. Le père Pierre Frontin, directeur de l’école, fut arrêté lui aussi; il fut remis en liberté cinq mois plus tard et le Père Gilbert Pernoud.

Pour sa participation au sauvetage des fugitifs juifs menacés de déportation pendant la Seconde Guerre mondiale, Frère Raymond est reconnu « Juste parmi les nations » en le 4 mars 1987, et honoré au mémorial de Yad Vaschem. Jusqu’à sa mort en 1996, il demeure au Juvénat et cultive joyeusement son jardin, ses fleurs et ses amitiés.

Lieux de mémoire

Stand explicatif

Ville-la-Grand — Parcours mémoriel du Mur de la frontière

En 1920, les Missionnaires de Saint-François de Sales achètent une bâtisse pour y fonder le Juvénat, une maison où de jeunes séminaristes sont formés. En 1939, la Seconde Guerre mondiale débute. Le Juvénat se trouve dans une position géographique très intéressante, adossé à la frontière entre la Suisse et la France, et à seulement vingt minutes à pied de la gare d'Annemasse. Il devient un lieu de refuge et de passages idéal vers la Suisse neutre.

En mémoire de

Louis Favre

Plaque commémorative

Ville-la-Grand — Plaque du Juvénat Saint-François-de-Salle

Ville-la-Grand — Plaque commémorative du Juvénat Saint-François-de-Salle

En mémoire de

Raymond BoccardLouis FavreGilbert PernoudPierre Frontin

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  • 3

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