Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Indochine La guerre oubliée 1946 - 1954

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Indochine La guerre oubliée 1946 - 1954

Le 6 mars 1946, la France reconnaît le Vietnam comme État libre, mais à l’intérieur de l’Union française. Pour Hô Chi Minh, il est trop tard. Après quelques escarmouches, la guerre commence officiellement le 19 décembre 1946.

Une guerre épouvantable, avec ses guérillas généralisées, ses combats dans des rizières et dans la jungle, la guerre d’Indochine est un conflit révolutionnaire et d’une violence extrême.

En règle générale, les citoyens français sont indifférents à la guerre d’Indochine, une contrée lointaine. Après la bataille de Diên Biên Phu en 1954, l’opinion change. La guerre froide change la donne de la guerre d’Indochine. D’un côté, l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) et la Chine financent les Vietminh. Les États-Unis paient jusqu’à 80 % des coûts de la guerre aux Français, car ils craignent une propagation du communisme en Asie du Sud-Est. En outre, la guerre de Corée commence en 1950.

La bataille de Diên Biên Phu est le point déterminant de la guerre. À l’insu de l’armée française, les Vietnamiens réussissent à construire un système routier qui leur permet, le 7 mai 1954, de mettre la main sur la base aéroterrestre réputée imprenable de Diên Biên Phu après deux mois de combats.

En juin 1954, Pierre Mendès France, premier ministre et ministre des Affaires étrangères de la République française, commence à négocier en secret un accord de paix à la conférence de Genève. Lors de la nuit du 20 au 21 juillet, une entente est finalisée. Les Français doivent quitter le Vietnam, et le 17e parallèle devient une frontière. La République démocratique du Vietnam dirigée par Hô Chi Minh se situe au nord, la République du Vietnam de Bao Dai, au sud.

Les Américains n’acceptent pas cette présence communiste dans une partie du Vietnam. Ce sera début de la guerre du Vietnam. En 1993, le président français François Mitterrand admet que la guerre d’Indochine a été une erreur. En mai 2005, le président Jacques Chirac décrète une journée nationale d’hommage aux morts de cette guerre, le 8 juin.

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Seyssel — Commémoration 2026 des évènements tragiques des 11 au 13 février 1944

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De loin, par ces événements tragiques de février 1944. Et les derniers témoins, notamment Roger Lépini, qui est à nos côtés ce matin, et on aura également une pensée pour Ginette Aran. Merci à tous d'être là aujourd'hui. Votre présence est un signe fort. Ce souvenir, c'est refuser l'oubli, c'est transmettre aux générations futures l'histoire de notre territoire, afin que jamais ne s'effacent les sacrifices, les douleurs et les espoirs qui ont façonné notre présent. Car ici, en ce mois de février 1944, les habitants vont connaître en effet la terreur. Un an plus tôt, le 27 mai 1943, se tient le premier conseil national de la résistance, présidé par Jean Boulin. Le délégué du Général de Gaulle. L'action de la résistance prend alors réellement son effort, son essor. À Seyssel et dans toute la région, les jeunes ont déjà pris les armes et ont rejoint le maquis.

Ils ont trouvé la force d'esprit de s'opposer au régime en place, au péril de leur vie. Ces jeunes gens ont partagé leurs connaissances, ils ont improvisé, ils ont pris des risques insensés. Ce qu'ils ont fait, c'est qu'ils ont pris des risques insensés. Ils ont pris des risques insensés, ils ont pris des risques insensés. Ils ont pris des risques insensés, ils ont pris des risques insensés. Ils ont pris des risques insensés, ils ont pris des risques insensés. Ils ont pris des risques insensés, ils ont pris des risques insensés. Ils ont appris à fabriquer des bombes, ils ont découvert comment se rendre invisibles, ils ont dû mentir. Nous savons combien le danger était grand pour chacun, pour chaque famille. La délation pouvait se cacher à chaque coin de rue. Mais le cœur de ces femmes et de ces hommes leur dictait de réagir, de se battre et de tout donner pour la liberté. Car au fond d'eux-mêmes, c'est la liberté. Au fond d'eux-mêmes, ils savaient qu'ils visaient le bien.

Seyssel 1944, la tragédie.

Tout est calme à Seyssel et dans ses environs. Jusqu'alors, la commune n'avait connu aucune tragédie. Pourtant, depuis le début du mois de février 1944, des exactions allemandes sont signalées dans le département et dans le Val-Romain. À Seyssel, malgré les rumeurs, la population reste confiante. Mais certains s'inquiètent. Les miliciens sont nombreux dans la commune et connaissent les sentiments patriotiques qui animent les résistants et leurs sympathisants. Jeudi 10 février 1944, il fait froid, il a neigé toute la nuit. 30 cm de neige recouvre les rues de Seyssel. Soudain, les allemands arrivent. Ils viennent de Belgarde, Vénitia, Channay, Gigné, Corbonneau, Culloz, Anglefort, guidés par des miliciens locaux.

Parmi eux, une compagnie de la Wehrmacht, une section de SS, des miliciens et des policiers de la Gestapo, commandés par Klaus Barbie. Dans chaque village traversé, des rafles ont lieu. Les hommes sont rassemblés sur les places. Ceux soupçonnés d'aider la résistance sont arrêtés. Les allemands savent exactement où ils vont. Ils frappent aux bonnes portes. Ils installent d'abord leur commandant tour à l'hôtel du commerce à Seyssel. Puis très vite, ils s'installent ici au groupe scolaire Jules Poissard, qui devient leur quartier général.

La Gestapo agit sur des listes établies par les miliciens du canton. Un ancien chef de camp espagnol du chantier de génissiards en uniforme de Waffen-SS guide les arrestations. Les familles Borsier, François Bovan, chef de réseau, Fernand Moriraz, membre de la résistance, Francis Terrier qui cache les réfractaires STO, et bien d'autres sont visés. La rafle commence. En début d'après-midi, des camions arrivent devant un café-restaurant de monsieur M. Moriraz. Le bâtiment est cerné. Mitraillettes à la main, soldats, SS, miliciens et Gestapo envahissent les lieux. Les personnes recherchées ont fui le matin même. À leur part représaillent les arrêtes Marie, Juliette, enceinte, leurs enfants, dont un bébé de 2 ans, et une fillette de 8 ans. Dans le camion se trouve aussi Henri Chotagnard, réfractaire au STO. Tous sont conduits à la commande en tour et enfermés dans les coffres de l'école. Un peu plus tard, René Laplace, employé réquisitionné, tente de fuir dans la neige. Il était battu sans sommation près de l'école. C'est le premier mort de ses sœurs. Leur mari est mort. Leur père est mort. Leur mère est morte. Les quatre hommes sont ramenés à la ferme. Des rafales de mitraillettes éclatent. Ils sont fusillés dans la cour. La ferme est pillée, puis incendiée. Seyssel compte alors 5 morts.

Francis Perrier est arrêté à son tour. Il est torturé, mais ne parle pas. Il est fusillé. contre 6 morts. Samedi 12 février 1944, la neige recouvre toujours la région. En chemin vers l'école, des habitantes découvrent des corps dans la neige. Robert Bonfils, Joseph Innocenti, Manuel Palomino, Louis Mathieu et un inconnu. La liste des morts s'allonge. Trop longue. Beaucoup trop longue. Dimanche 13 février, après 4 jours de terreur, Seyssel compte 11 fusillés. Les détenus sortent des cadres de l'école. Ils sont chargés dans des camions, conduits à la gare, puis entassés dans des wagons bestiaux. Ils partent vers une destination inconnue, dans le froid. Avec pour seul bagage, les vêtements qu'ils portent. Pour ceux qui restent, la stupeur, les larmes, le silence. Pour ceux qui partent, le chemin vers l'enfer commence. Celui de la déportation.

Seules 5 personnes reviendront. La déportation frappa les résistants, les opposants politiques, les juifs, les tziganes, les personnes handicapées, les homosexuels. Au temps de vie brisée par la barbarie nazie. Seyssel, 1944, un hiver de neige et de sombre. Seyssel, 1944, un hiver de neige et de sombre.

Seyssel, 1944, un hiver de neige et de sombre.

Nous sommes réunis aujourd'hui pour rendre hommage à ces hommes et à ces femmes qui ont payé de leur vie leur engagement dans ce combat pour la liberté. Hommage et reconnaissance à leur famille pour cet engagement, ce sacrifice. N'oublions jamais, notre devoir est de faire perdurer cette mémoire afin que personne n'oublie ce que ces femmes, ces hommes et parfois même ces enfants ont fait pour notre pays. Nous devons également nous souvenir du passé pour qu'il ne soit pas une ombre au tableau mais bien un éclairage qui nous montre le chemin.

Les dangers pointent encore par de nombreux signes autour de nous dans notre monde actuel. Nous devons rester vigilants et nous rappeler combien il est essentiel de refouler le racisme, la haine des religions, la haine de la différence. Il nous revient également de rester vigilants face aux menaces qui pèsent sur notre pays et nos libertés. Toutes les libertés sont essentielles et chaque année, nous recensons des atteintes à toutes ces formes. Nos soldats, nos gendarmes, nos policiers nous protègent face au terrorisme, face aux attaques extérieures et parfois intérieures. Nous devons tous nous sentir concernés au quotidien. Chers habitants de Seyssel, cette date doit rester gravée comme cette plaque de marbre où sont gravés le nom de tous les martyrs de cette tragédie.

Nous devons perpétuer ce souvenir.
Vive la liberté, vive la République, vive la France.
Merci.

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Entretien des tombes des Morts pour la France à Cluses et reportage de 8 Mont-Blanc

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Le Souvenir Français de Cluses a procédé au nettoyage des tombes des Morts pour la France de la Grande Guerre (1914-1918), au cimetière de Cluses. Une opération menée avec soin et respect, symbole du devoir de mémoire que nous portons collectivement envers ceux qui ont donné leur vie pour la patrie.

Depuis plus de 30 ans, ils contribuent à préserver la mémoire de ceux qui sont morts pour la France. À l’approche du 11 novembre, l’association nationale du Souvenir Français s’occupent de nettoyer et d’entretenir les tombes des soldats de la première et seconde guerre mondiale.

Direction Cluses dans la vallée de l’Arve, où s’est rendue notre journaliste Chloé Le Meur pour suivre les bénévoles du secteur ce mercredi.

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Souvenir Français — À quoi servent vos dons ?

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Chaque année, grâce à votre générosité, le Souvenir Français de Haute-Savoie poursuit une mission essentielle : entretenir la mémoire, honorer les morts pour la France et transmettre aux jeunes générations les valeurs de courage et d’engagement.

Entretenir et restaurer les sépultures

Vos dons permettent la restauration, la rénovation et l’entretien des tombes des combattants et des monuments commémoratifs à travers tout le département.

Derrière chaque pierre nettoyée, chaque croix redressée, il y a le respect d’une mémoire et d’un sacrifice.

Ces travaux sont réalisés avec le concours des communes, des établissements scolaires et de nos bénévoles, qui veillent à la préservation du patrimoine mémoriel haut-savoyard.

Transmettre la mémoire aux jeunes

Le Souvenir Français intervient tout au long de l’année dans les établissements scolaires, collèges et lycées, pour sensibiliser les élèves à l’histoire locale et nationale.

Vos dons soutiennent des voyages de mémoire, des expositions, des concours et des cérémonies qui permettent aux jeunes générations de comprendre l’importance du devoir de mémoire.

Honorer et commémorer

Vos contributions financent également les cérémonies patriotiques, la fleuraison des tombes et monuments, ainsi que la participation de nos délégations aux grands rassemblements mémoriels.

Ces moments de recueillement rappellent que la liberté a un prix et que la reconnaissance ne doit jamais s’éteindre.

Grâce à vous, la mémoire vit.

Sans vous, le souvenir s’effacerait.
Avec vous, il continue de grandir.

Faire un don, c’est participer concrètement à la sauvegarde de notre mémoire commune et au respect de ceux qui ont donné leur vie pour la France.

Merci pour votre fidélité et votre engagement à nos côtés.

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Viuz-en-Sallaz — Célébration du 14 juillet avec Agathe et Julie, jeunes porte-drapeaux

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La cérémonie anticipée de la fête nationale s’est tenue ce vendredi soir à Viuz-en-Sallaz, en présence de nombreuses personnalités locales et nationales. Moment fort de cette commémoration républicaine : la participation remarquée de deux jeunes porte-drapeaux issues de l’école départementale, saluées pour leur engagement au service de la mémoire collective.

À l’issue de la cérémonie, Martial Saddier a tenu à saluer personnellement l’engagement des deux jeunes porte-drapeaux, Agathe et Julie, posant à leurs côtés et les félicitant chaleureusement pour leur investissement au service du devoir de mémoire

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Défilé Appel du 18 juin 1940 : aux Glières, la mémoire du refus ravivée (2025)

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En présence de la préfète de la Haute-Savoie, des militaires du 27e Bataillon de chasseurs alpins, des élus locaux, des autorités civiles et militaires et d’une délégation du Service national universel (SNU), la République a rendu hommage à celles et ceux qui ont incarné le refus de la défaite et l’engagement pour la liberté.

Le plateau des Glières a reçu un grand nombre de porte-drapeaux du département, de jeunes engagés dans des parcours civils ou militaires, plusieurs témoins de l’histoire.

Le discours entendu lors de la cérémonie n’était pas une simple évocation historique. Il a rappelé, avec force, que l’appel du 18 juin 1940 n’était pas un discours parmi d’autres. Il était un acte de foi.

La cérémonie s’est poursuivie par une série de dépôts de gerbes, portés par les représentants des institutions. Un hommage particulier a été rendu aux porte-drapeaux.

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L'EJP74, une école de porte-drapeaux pour transmettre la mémoire…

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Il s’agit, au travers de cette école, à de jeunes volontaires, d’appréhender le rôle de porte-drapeau au sein des cérémonies mémorielles.

Les candidats vivent un véritable engagement civique autour de la transmission de la mémoire et des valeurs de la République.

C’est aussi, pour les associations mémorielles, l’occasion d’échanger et de transmettre aux jeunes générations le goût de l’engagement.

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Défilé du 18 août 1944 à Cluses

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Un film de René Thabuis

Ce film rare et précieux, tourné par René Thabuis, témoigne des moments historiques de la libération de Cluses le 18 août 1944. À travers ses images en mouvement, il capture l’ambiance de ce jour mémorable, les visages des libérateurs et des habitants, ainsi que le défilé célébrant la fin de l’occupation allemande dans la vallée de l’Arve.

Ce document exceptionnel appartient à la collection Jean-François Bocquet, qui en assure la conservation et la transmission. Il constitue une source précieuse pour la mémoire locale et l’histoire de la Résistance en Haute-Savoie.

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Vidéo du Défilé du 8 mai 2025 à Cluses

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Commémoration à cluses du 80e anniversaire de l’armistice. Au cimetière du Chevran c’est la nouvelle présidente du comité du canton de Cluses Sandra MolloyMorts pour la France, une gerbe de fleur a été déposée sur chacune des tombes par Monsieur le maire de Ville de Cluses Jean-philippe Mas.

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