Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Viry — Plaque commémorative Marianne Cohn


Une journée dédiée au devoir de mémoire, avec l’inauguration d’un parcours mémoriel, d’une stèle aux résistants virois et de la plaque commémorative de l’école qui porte désormais le nom de Marianne Cohn

Les événements

Ce lieu dédié à la mémoire a été inauguré le dimanche 16 juin 2019, en présence de nombreuses personnalités et élus. Cette journée a aussi permis de mettre au grand jour l’important travail de recherche mené par l’association, avec l’évocation des circonstances précises de l’interception de Marianne Cohn et de 32 enfants juifs sur le territoire de la commune de Viry le 31 mai 1944.

Des recherches qui mirent aussi en lumière le rôle important joué par trois résistants virois, Joseph Fournier, Émile Barras (Justes parmi les Nations) et Raoul Fournier (Juste de l’Ombre)

Joseph Fournier habite à Viry, en Haute-Savoie, à cinq kilomètres environ de la frontière suisse. Sa famille possédait un commerce d'épicerie en gros et un camion pour effectuer les livraisons.

Joseph Fournier, qui avait 19 ans au début de l'occupation, fit de la résistance, ainsi que son frère Raoul. Il se portait notamment volontaire pour aider des groupes d'enfants juifs à passer en Suisse avec Émile Barras, qui habitait également Viry, jouissait de la nationalité suisse et française et connaissait bien la frontière.

Les groupes d'enfants, encadrés par les EIF (Éclaireurs israélites de France) et le Mouvement de la jeunesse sioniste, descendaient en gare d'Annemasse.

Le 31 mai 1944, 32 enfants âgés de 3 à 18 ans arrivèrent ainsi de Limoges accompagnés par Marianne Cohn. Sur ses instructions, ils prirent place dans le camion conduit par Joseph Fournier qui les attendait près de la gare et qui les conduisit au point de rendez-vous, à l'entrée de Viry.

Émile Barras devait les prendre en charge et leur faire passer la frontière à pied. Une patrouille de gardes frontières allemands intercepta le camion. Refusant les explications de Joseph Fournier sur la présence des enfants, elle l'arrêta avec les enfants et Marianne Cohn et les ramena à Annemasse pour les incarcérer à la prison.

Joseph Fournier fut torturé pendant trois semaines et ne dut son salut qu'à l'intervention de membres de son réseau, qui réussirent à faire pression sur un officier de police de la Saint-Julien, une ville voisine. Il fut remit en liberté.

Marianne Cohn fut assassinée par la milice française. Les enfants furent sauvés grâce au maire d'Annemasse, Jean Deffaugt.

Le 10 septembre 1995, l'Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Joseph Fournier le titre de Juste parmi les Nations.

Victime

Marianne Cohn

Une journée dédiée au devoir de mémoire, avec l’inauguration d’un parcours mémoriel, d’une stèle aux résistants virois et de la plaque commémorative de l’école qui porte désormais le nom de Marianne CohnRésistante Marianne Cohn assassinée à Annemasse