Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Nâves-Parmelan —27 mars 1944 : mort du Capitaine Maurice Anjot et de cinq de ses soldats

Mémorial Capitaine Anjot, chef du maquis des Glières

Les événements

Lors du décrochage du plateau des Glières, le 27 mars vers 15 heures, repérés par un poste de guet allemand placé au cimetière du village, alors que, venant du col du Perthuis, ils cheminent à travers les bois, six d'entre-eux tombent dans une embuscade au lieu-dit "Le Clus".

Maurice Anjot capitaine de l’Armée secrète rejoignit le plateau des Glières à la suite de la mort du chef des maquis de Haute-Savoie Tom Morel le 10 mars 1944. Quatre compagnies essayaient de garder le pourtour montagneux de ce haut-plateau choisit par une mission interalliée pour parachuter des armes et préparer l’aide au débarquement prévu en Méditerranée. La Haute-Savoie avait été mise en état de siège par le gouvernement de Vichy depuis le 31 janvier 1944. Le 1er février, une cinquantaine de républicains espagnols rejoignirent le plateau. Ces maquisards de la « France libérée » environ 450 hommes en mars, devinrent la cible du gouvernement de Vichy qui envoya encercler ce bastion, les gendarmes, les GMR et la Milice. L’état-major allemand de Paris, Otto Abetz et le SS Oberg avaient donné jusqu’au 12 mars à Vichy, pour réduire les Glières. L’objectif était d’empêcher toute sortie des maquisards.

Le dimanche 26 mars, l’attaque conjuguée commençait, les accrochages se multipliaient, l’artillerie allemande bombardait, l’artillerie pilonnait. Le capitaine Anjot avec l’accord des officiers du poste de commandement donna l’ordre de décrocher à 22 heures. Il partit avec la nombreuse colonne qui s’engagea dans la gorge d’Ablon.

Le 27 mars, il était déjà parvenu au lieu-dit du Clus, au-dessus du village de Nâves-Parmelan, en compagnie du lieutenant Lambert Dancet et du sergent Louis Vitipon, lorsqu’un barrage allemand ouvrit le feu sur leur petit groupe et sur les républicains espagnols, résistants de la section Ebro, qui suivaient, Manuel Corps Moradela Florian Andujar-Garcia, Antonio Perez-Ortiz et Saez. Ils ripostèrent, mais ils ne tardèrent pas à tomber atteints par des rafales de mitraillette. Un seul survécut Angel Gomez qui participa ensuite au parachutage du 1er août et à la libération d’Annecy et de la Haute-Savoie, le 19 août 1944

Manuel Corps-Moradela, blessé grièvement mourut achevé à la ferme des Rangets à Nâves-Parmelan.

Une stèle a été érigée au lieu-dit Clus à Nâves-Parmelan. Chaque année, le 4e samedi du mois de mars, une cérémonie commémore leur sacrifice.