Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Né le 4 juin 1915 à Féternes (Haute-Savoie) ; fusillé le 14 février 1944 à la Doua (Villeurbanne, Rhône) ; cultivateur ; résistant FTPF à Féternes.

Fils de Frédéric Boujard, cultivateur, et de Marie, Eugénie Echernier, ménagère, frère de Louis Boujard qui mourut pendant la guerre d’Espagne, et de François Boujard abattu par la Milice le 9 mars 1944 à Thonon-les-Bains (Hautes-Savoie), Henri Boujard demeurait à Féternes (Haute-Savoie), au hameau de Lesvaux. Il était célibataire et exerçait la profession de cultivateur (certaines sources indiquent qu’il était également employé à la Compagnie du gaz et ouvrier de fabrique). Il était le frère de François Boujard

Il s’engagea vers mars 1943 dans le groupe FTPF de Féternes commandé par Maurice Flandin (dit Blanchard). Il participa à la réception de plusieurs parachutages d’armes et de munitions à Féternes et il ravitailla, nourrit et logea des résistants.

Le 9 janvier 1944, une action organisée par des FTP contre des miliciens réunis à Champanges (Haute-Savoie) tourna mal. L’un des résistants, blessé, partit se réfugier dans le café Echernier à Féternes. Henri Boujard, présent lors du retour du jeune FTP, décida d’attendre les miliciens. À leur arrivée, il fit feu mais sa mitraillette s’enraya. Les miliciens l’arrêtèrent et le transférèrent au poste de la Milice à Neuvecelle (Haute-Savoie) où il fut violemment frappé et humilié. Le 12 janvier, il fut conduit à la brigade de gendarmerie d’Évian (Haute-Savoie). La police allemande vint le chercher rapidement et l’interrogea à l’Hôtel du Parc, à Évian. Conduit ensuite à Lyon (Rhône), il fut interné à la prison Montluc et torturé.

Le tribunal militaire allemand siégeant à Lyon le condamna à mort le 31 janvier 1944 comme franc-tireur et pour avoir favorisé l’ennemi.

Il fut exécuté le 14 février 1944 sur le stand de tir du terrain militaire de la Doua (Villeurbanne, Rhône). On été fusillés le même jour deux inconnus.

Son corps fut retrouvé dans le charnier de la Doua après la guerre et identifié par sa mère le 29 septembre 1945.

Il fut homologué 1ere classe des Forces françaises de l’intérieur (FFI) en 1947 et le titre d’Interné Résistant lui fut attribué en 1954. Il obtint la mention « Mort pour la France ».

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