Du fait de son activité professionnelle, Georges LANOVAZ possédait un laisser-passer lui permettant de circuler en dehors des heures du couvre-feu. Au petit matin du 2 février 1944, Georges LANOVAZ se rendit comme chaque matin à la « mène du lait » dans la petite cabane située au lieu-dit Le Crêt, au bord de la route qui longe la frontière avec la Suisse.
Une patrouille allemande de douaniers, l’apercevant, tira sans sommations, l’abattant dans le froid glacial d'une une rafale de mitraillette. Georges LANOVAZ s’est affaissé, mortellement blessé. Il était huit heures du matin.
Aucune explication ne fut donnée à cette « bavure » allemande. L’occupant en cette fin de guerre était particulièrement nerveux, et des témoins de ce matin-là certifièrent que la patrouille allemande était visiblement ivre quand elle a pris la direction de Carra et Crêt.

