Vers 18 heures 30, des Allemands arrivent en provenance d'Aix-les-Bains. L'engagement dure une bonne demi-heure au cours duquel le lieutenant Hubert Godinot est mortellement blessé.
Les Allemands se retirent et attendent du renfort qui arrive vers 23 heures. Ces nouvelles troupes permettent le passage de l'ennemi vers Annecy. Le 15 août le corps franc départemental prend position dans Alby-sur-Chéran. Les Allemands arrivent très tôt dans la matinée et font abattre les arbres en bordure de route. Dans l'après-midi un impressionnant convoi allemand arrive en provenance d'Aix-les-Bains. Ce sont des troupes envoyées pour aider la garnison d'Annecy à se replier. C'est à ce moment là que Félix Laydevand est tué. Vers 17 heures, deux cents Allemands environ arrivent sous Balmont face au dispositif mis en place par le capitaine F.F.I. Louis Jourdan-Joubert, alias Joubert, ancien des Glières. L'engagement est violent. C'est au cours de cet engagement que Jean bal trouve la mort.
Lucien Bollard chef du groupe des Évadés se souvient bien de lui : « Le matin, il était venu me trouver pour demander de combattre, mais il n'avait pas d'armes sur lui. Je l'avais confie à la section de Jean Chappuis. Ce dernier désirant ravitailler ses hommes l'avait envoyé dans les fermes de l'arrière et chez ses anciens patrons quérir de la nourriture.
Et c'est sur le chemin du retour alors qu'il se trouvait sous l'église de Balmont qu'il a été atteint par un éclat d'obus. Son corps a été déposé par terre dans l'église. J'y passe à un moment et je constate que des rats rôdent. J'ai appelé le curé et on a mis son corps dans la cure.» Jean Bal est, dans un premier temps, inhumé à Viuz-la-Chiesaz, village un peu plus éloigné des combats que Balmont. C'est le maquisard, soldat F.F.I. du groupe Chappuis, Pierre Catini, qui signe aux côtés du maire de Balmont, Roger Longeray l'acte de décès.


