Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Godinot Hubert Marie Philippe

Né le 8 mai 1912, à Lyon, (Rhône), d'un père officier, descendant du général d'empire, il est sous-lieutenant, à sa sortie de Saint-Maixent. Il est affecté au 7e B.C.A. d'Albertville, bataillon avec lequel il effectue la campagne de 39-40. En juillet 1940, il est versé dans le 27e BCA de Jean Vallette d'Osia, bataillon maintenu dans le cadre de l'armée d'armistice. Lieutenant du 27e BCA, il suit le capitaine Maurice Anjot, à Saint-Cyr (Aix-en-Provence), en août 1942 et revient à la démobilisation de novembre, pour entrer comme clandestin dans l'Armée secrète de Haute-Savoie.

Son quotidien à la préfecture d’Annecy en janvier 1944 était la collecte de renseignements, la fourniture de faux papiers et autres documents à la Résistance. Cela finit par attirer l’attention. Il fut arrêté et torturé par la gestapo. Grâce à ses alibis convaincants, il fut relâché. Il remplaça alors Pierre Lamy, qui venait de tomber dans les griffes de la gestapo. Il monta le camp du Semnoz, mais la pression s’accentuait et, fin juillet 1944, il formait un corps franc, notamment avec quelques rescapés des Glières, et en prenait le commandement. Il prenait alors part à la réception du grand parachutage d’août 1944 à Glières. L’embuscade de Balmont lui fut fatale. Simultanément Annecy se libérait ; c’était le deuil, c’était la liesse.

Chargé du service de renseignements, après l'arrestation du capitaine Marquet, il accomplit, à la préfecture, un énorme travail à un poste d'écoute particulièrement périlleux. Arrêté par la Gestapo fin janvier 1944, il est libéré faute de preuves et est désigné pour remplacer Pierre Lamy, après l'arrestation de ce dernier le 26 juin 1944, comme chef de l'A.S. du secteur d'Annecy.

Grillé à son tour, il gagne Thônes, fin juillet et accepte sans hésiter le commandement d'une section de la compagnie « Joubert», refusant de prendre la tête de la compagnie, que lui propose Louis Jourdan, alias Joubert, vu son rang. Il participe aux combats de la Libération. Il fait mouvement avec la compagnie à partir du 12 août, pour couper la route Aix-les-Bains/Annecy, en passant par Faverges, Le Châtelard-en-Bauges et Viuz-la-Chiesaz. La compagnie de Thônes et d'autres unités sont en bouchon sur la nationale entre Balmont et Alby-sur-Chéran (lire le détail dans Le Prix de la Liberté aux Éditions de La Fontaine de Siloé). Ayant retiré son casque, pour combattre dans la même tenue que ses hommes, il est atteint à la tête.

Il tombe sous les balles d'une mitrailleuse allemande, le 14 août 1944, à Balmont (Seynod), Lors de ces combats tombe également le jeune Jean Bal. Inhumé dans le village, il est ensuite transféré dans la nécropole militaire nationale de Morette, tombe n°8. Il figure sur les plaques de marbre noir récapitulatives des « Mort pour le France » apposées dans le hall de la mairie d'Annecy, (acte de décès Annecy 486/1944), ainsi que sur le monument aux morts de Balmont.

D'autre part, une stèle a été dressée proche de l'école primaire de Balmont (Jean Bal a été oublié). D'autre part, son nom est gravé sur le monument élevé aux morts du bataillon dans la cour du quartier militaire Tom Morel à Cran-Gevrier

Autres informations militaires : Légion d'Honneur - Croix de guerre 1939-1945 - Médaille de la résistance - Saint-cyrien promotion Binger (1936) - Lieutenant au 27e BCA. passé à la Résistance, alias GAILLARD.

Citation: "Commandant le Groupe Franc de la Compagnie de Thones, créateur et animateur du maquis, a fait preuve de magnifiques qualités d'homme d'action dans la clandestinité. Après être sorti une première fois meurtri des mains de la Gestapo, a pu adroitement échapper aux recherches de celle-ci. En combat, officier aussi complet que plein d'allant, a commandé avec une parfaite autorité et une grande modestie la section franche de la compagnie JOUBERT dont il était le chef aimé et respecté. Mortellement blessé à Balmont, a donné à ses hommes qu'il entraînait un magnifique exemple de courage et d'abnégation."

Lieux de mémoire

Plaque commémorative

Annecy — Plaque Mairie • 1939-1945 • Indochine • Algérie

Annecy — Plaques récapitulatives des 233 annéciens « Morts pour la France » lors des conflits

En mémoire de

Richard AndrèsMaurice AnjotCamille FollietPierre LamyLouis Vitipon

Nécropole

La Balme-de-Thuys — Nécropole militaire nationale de Morette

Les corps de 105 résistants, principalement des combattants des Glières, sont inhumés au cimetière de Morette dès avril 1944. Inauguré par Vincent AURIOL en 1947, ce cimetière militaire devient la Nécropole nationale des Glières en 1984, classé monument historique en 2015. Il est géré par l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre.

Monument aux morts

La Balme-de-Thuy — Mur du Bataillon des Glières

Monuments aux morts de la Nécropole de Morette. Créé dès avril 1944 pour inhumer les résistants morts au combat, ce cimetière est reconnu en 1949 « Cimetière Militaire national ». En 1984, il devient une Nécropole nationale désormais gérée par l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre. Le mur comporte 151 noms de résitant morts lors des combats des glières.

Stèle commémorative

Seynod — Stèle Hubert Godinot

Stèle en hommage à un résistant tombé à Aix-les-bainsors des combats de libération dans la commune, Hubert Godinot.

Stèle commémorative

Balmont — Plaque La Haute-Savoie libérée par elle-même

Plaque commémorative sur la libération de la Haute-Savoie par elle-même à Balmont (Déormais commune de Seynod)

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  • 2

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  • 3

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