Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Bal Jean Claudius

Il naît le 7 janvier 1923 dans le 2e arrondissement de Lyon (Rhône), fils de Marcelle Valentine Bolotte et de son époux Mare Bal. En 1944, ses parents habitent 13 rue Pierre de Vaise, Vè arrondissement, à Lyon (Rhône). Directement concerné par la loi du 16 février 1943 instituant le S.T.O., cet apprenti boulanger gagne la Haute-Savoie comme réfractaire et il trouve du travail comme valet de ferme à Balmont.

Le 14 août 1944, la compagnie de l'A.S. du secteur de Thônes est mise en route pour installer un bouchon sur la route nationale entre Alby-sur-Chéran et Chaux Balmont. Le bouclage de la route sur Chaux revient à la section du groupe des Évadés de Lucien Bollard. Vers 18 heures 30, des Allemands arrivent en provenance d'Aix-les-Bains. L'engagement dure une bonne demi-heure au cours duquel le lieutenant Hubert Godinot est mortellement blessé.

Les Allemands se retirent et attendent du renfort qui arrive vers 23 heures. Ces nouvelles troupes permettent le passage de l'ennemi vers Annecy. Le 15 août le corps franc départemental prend position dans Alby-sur-Chéran. Les Allemands arrivent très tôt dans la matinée et font abattre les arbres en bordure de route. Dans l'après-midi un impressionnant convoi allemand arrive en provenance d'Aix-les-Bains. Ce sont des troupes envoyées pour aider la garnison d'Annecy à se replier. C'est à ce moment là que Félix Laydevand est tué. Vers 17 heures, deux cents Allemands environ arrivent sous Balmont face au dispositif mis en place par le capitaine F.F.I. Jourdan, alias Joubert, ancien des Glières. L'engagement est violent. C'est au cours de cet engagement que Jean bal trouve la mort.

Lucien Bollard chef du groupe des Évadés se souvient bien de lui : « Le matin, il était venu me trouver pour demander de combattre, mais il n'avait pas d'armes sur lui. Je l'avais confie à la section de Jean Chappuis. Ce dernier désirant ravitailler ses hommes l'avait envoyé dans les fermes de l'arrière et chez ses anciens patrons quérir de la nourriture.

Et c'est sur le chemin du retour alors qu'il se trouvait sous l'église de Balmont qu'il a été atteint par un éclat d'obus. Son corps a été déposé par terre dans l'église. J'y passe à un moment et je constate que des rats rôdent. J'ai appelé le curé et on a mis son corps dans la cure.»

Jean Bal est, dans un premier temps, inhumé à Viuz-la-Chiesaz, village un peu plus éloigné des combats que Balmont. C'est le maquisard, soldat F.F.I. du groupe Chappuis, Pierre Catini, qui signe aux côtés du maire de Balmont, Roger Longeray l'acte de décès.

Jean est reconnu « Mort pour le France » le 27 juillet 1945 (dossier n°533 619). Le nom de Jean Bal devrait figurer sur la petite stèle de Balmont aux côtés de celui de l'officier Hubert Godinot. Le nom de Bal est cependant gravé d'or sur une plaque de marbre blanc scellée sur le monument aux morts de Viuz-la-Chiesaz.

Lieux de mémoire

Stèle commémorative

Balmont — Plaque La Haute-Savoie libérée par elle-même

Plaque commémorative sur la libération de la Haute-Savoie par elle-même à Balmont (Déormais commune de Seynod)

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