Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Nâves-Parmelan — La mémoire sur le chemin de l’école

Pascal Anjot, petit-fils du héros de la résistance, etle lieutenant Fossati, Saint-Cyrien de la promotion Anjot, ont dévoilé la stèle. Photo Le DL/J-L.F.

Dévoilement du buste de Maurice Anjot à Nâves Parmelan à l’invitation du maire Christophe Poncet et en présence de la famille de la Promotion Capitaine Anjot de École spéciale militaire de Saint-Cyr.

Aucun enfant de Nâves-Parmelan ne pourra dire “Je ne sais pas”. Car simplement en levant les yeux dans leur cour de récréation, ils auront sous les yeux le buste d’un des héros de la résistance qui prônera désormais au-dessus de leur tête : le capitaine Anjot.

C’est en effet sur un promontoire, au-dessus de l’école, que la commune a choisi d’édifier le monument en hommage à l’une des figures emblématique des Glières, tombée sous les balles allemandes, avec cinq camarades, le 27 mars 1944 au-dessus du village

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L’inauguration s’est faite samedi en présence de nombreux élus, des portes-drapeaux, des responsables d’associations, d’un détachement du 27e BCA et de descendants du capitaine Anjot.

Plusieurs interventions étayèrent la cérémonie. Tout d’abord celle du maire, Christophe Poncet, qui rappela pourquoi résister, se dérober, rentrer dans la clandestinité, mettre sa vie en danger… était le seul choix possible pour retrouver la liberté. Puis ce fut le tour du lieutenant Octave Fossati, représentant la promotion de Saint-Cyr, 195 officiers, qui fut baptisée par le chef d’état-major des Armées du nom du glorieux capitaine le 22 juillet 2022, pour qui leur parrain est comme « un phare dans la tempête ». Et de rappeler la devise de ces mêmes Saint-Cyriens : « Chic (gloire) à Cyr, chic à Anjot !  ».

Gérard Métral, président de l’Association des Glières, revint ensuite sur les faits de cet hiver 1944. L’arrivée d’Anjot et sa parfaite connaissance de l’armée clandestine, associée à une splendide abnégation et au don de soi pour la cause, car il savait en acceptant la tâche qui l’attendait qu’il ne reviendrait pas. Succédant à Tom Morel il sut à nouveau transcender et galvaniser les maquisards, méritant une place à part dans nos souvenirs.

Pascal Anjot, qui dévoila la stèle de son grand-père, cita son bonheur, son émotion, mais aussi l’honneur dont il avait aujourd’hui la grande responsabilité. Rappelant les deux vies de son aîné. La seconde ne dura que dix jours mais fut éclaboussée de lumière.

Un dépôt de gerbe suivit les hymnes et le Chant des partisans avant que Virgile, l’artiste des armées, créateur de la stèle, ne donne quelques explications sur sa création. Il y avait l’icône de Jean Moulin, gabardine, écharpe et chapeau mou, il y aura celle du capitaine Anjot, dit Bayard, lunettes, uniforme et béret-tarte des Chasseurs alpins dans l’imagerie mémorielle de la Résistance.

Jean-Luc Felgeirolle, Article du 14 avri. 2024
Le buste du capitaine Maurice ANJOT dévollé ce samedi 13 avril 2024Nâves-Parmelan  — La mémoire sur le chemin de l’école - naves-parmelan-stele-commemorative-capitaine-maurice-anjot-officielsNâves-Parmelan  — La mémoire sur le chemin de l’école - naves-parmelan-stele-commemorative-capitaine-maurice-anjot-discours-27e-bca