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L’association a recueilli les témoignages des anciens partisans ; beaucoup ne sont plus, mais ils ont pu raconter ce qui s’est passé, et, en croisant ces récits, « une vérité historique a été établie », explique Jean Lyonnaz-Perroux. À l’époque, les informations circulaient à pied, au téléphone parfois, les ordres mettaient du temps, et ces hommes pourtant acteurs des combats ont découvert l’ensemble lors d’une table ronde. « Les faits sont incontestables », reprend le président de l’association, « C’est comme cela que cela s’est passé ».
Au fil de ce DVD, se dévoile peu à peu le plan du commandant Yves Godard (27e BCA) et du PC de Thônes pour exécuter les ordres de Londres, avec un objectif, isoler la Haute-Savoie pour éviter des secours de Grenoble. Il fallait donc couper les deux grandes voies d’accès, le pays de Gex au Nord, et l’Albanais, au Sud, la route qui monte en pente douce depuis Aix-les-Bains. Au matin du 13 août, ils sont partis des différents maquis, Manigod, Serraval, Bouchet mont Charvin… Le garagiste de Thônes avait réuni assez de “gazots” pour transporter une centaine d’hommes ; ils ont contourné le lac d’Annecy par le Sud, puis le col de Leschaux, il y avait du bois (pour les gazots), des vivres et des munitions tout le long de la route, « c’était bien organisé » ; avant de se mettre en position, le 14, à Chaux-Balmont…
On retient le courage de Jean Bal et du lieutenant Hubert Godinot, « qui ont donné leur vie pour que les autres soient libres », la droiture du colonel Louis Jourdan-joubert, officier du 27e BCA, chef reconnu par tous, qui avait donné sa parole à la population de ne pas l’abandonner après, ce qu’il a fait, tenant sa position une fois menées les attaques contre les convois allemands, et dissuadant une pipe à feu ennemie venue pour des représailles.
« Le matin du 14 août, dans les gorges sur la route de Rumilly - Le Pissieux, on a fait quelque chose de dégueulasse, confie l’un d’eux, parce que ce n’est pas si simple la guerre… ».
« Le 19 août, la garnison allemande d’Annecy a capitulé sans combat et la Haute-Savoie a été le premier département de métropole à se libérer par lui-même », conclut Jean Abbonen.
Le DauphinéLouise NANCHE, 24 juin 2021
Stèle en hommage à un résistant tombé à Aix-les-bainsors des combats de libération dans la commune, Hubert Godinot.
Lieu : Seynod
Plaque commémorative sur la libération de la Haute-Savoie par elle-même à Balmont (Désormais commune de Seynod)
Lieu : Balmont
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