Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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La rafle du 20 février 1944 à Féternes célèbre son 80e anniversaire

Féternes — Plaque commémorative des événements du 20 février 1944

Une quarantaine d’habitants de la commune avaient été arrêtés par la milice le 20 février 1944. Certains avaient été internés, torturés puis déportés. Deux avaient été fusillés.

Pour commémorer cet évènement, la municipalité, les associations d’anciens combattants et amis de la Résistance organisent une conférence sur Féternes pendant la Seconde Guerre mondiale, vendredi 16 février à 19 heures, à la salle Denis-Chappuis. Une cérémonie du souvenir aura lieu dimanche 18 février dès 9 heures avec regroupement devant l’église Notre-Dame de l’Assomption au chef-lieu et fleurissement de la stèle, puis à 9 h 30, un fleurissement de la stèle de la déportation à Thièze et à 10 heures, de celle des frères Boujard à Lesvaux. À 10 h 30, fleurissement de celle de René Bernicot à Vougron, à 10 h 45 de celle d’André Martin à Flon et à 11 heures, se tiendra le rassemblement devant le monument aux morts. Suivront les allocutions de Maxime Julliard, maire et Jean-Philippe Bened, maire honoraire et représentant de l’Anacr.

Le Souvenir Français était représenté lors de ses commémoration par René PERRISSIN, Délégué Général Adjoint pour le Chablais - Genevois et Patrice THIOT Président du comité de THONON-LES-BAINS.

DL, Article du 22 février 2024
Plaque commémorative

Féternes — Plaque de la rafle du 20 février 1944

Le 20 février 1944, dans le cadre des opérations de maintien de l'ordre, la Milice est à FETERNES, à quelques kilomètres de THONON, village où la Résistance est active. À l'aube les miliciens les maisons, rassemblent les hommes sur la place de l'église, face au mut de celle-ci, les bras en l'air par un froid glacial et dans la neige, ils seront brutalisés toute la journée. Les maquisards surpris, cernés, se battent avec courage, détermination et acharnement. Des miliciens sont abattus mais plusieurs maquisards payent de leur vie leur volonté de vivre libre. Tandis que trois maisons sont incendiées, les sbires de Darnand emmènent trente-deux personnes dont Maurice Flandin, qui meurt au Savoie-Léman sous la torture milicienne deux jours plus tard. Beaucoup de personnes arrêtées sont déportées et toute ne reviendront pas.

En mémoire de

René BernicotMaurice FlandinJulien MouilleMarcel Boujard