Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Thonon — monument commémoratif 1870-1871


Thonon - le monument aux morts de 1870-1871

Les événements

Coiffé d’un obélisque tronqué, c'est l’un des quatre édifices commémoratifs de Haute-Savoie, avec Annecy, Taninges et Bonneville, élevés en souvenir des soldats tués pendant cette guerre…

Ce mémorial planté à l’angle nord du cimetière, qui interroge avec son obélisque tronqué, a été édifié à Thonon en 1880 par l’architecte Émile Pompée sur la fosse commune près de la chapelle Saint-Bon (non loin de la Maison des Arts actuelle). Cette fosse rassemble les restes des 26 militaires, blessés puis décédés en 1871 à l’Hôtel-Dieu.

En 1906, le maire de Thonon Jules Mercier décide de déplacer le cimetière entourant la chapelle pour le transférer à Champagne. Le monument de la guerre de 1870 ne sera déplacé seulement qu’en 1920 et les ossements de 22 soldats restants seront enterrés dans l’ossuaire 1914-1918, construit non loin de là en 1922.

D’où viennent ces combattants ?

À la suite des défaites françaises de 1870, l’armée de l’Est commandée par le général Bourbaki est obligée de se replier en catastrophe en Suisse. Entre le 1er et le 3 février 1871, une armée de 87 000 hommes, désorganisée, décimée par le froid, la faim, la maladie passe la frontière.

Les Suisses leur prodiguent assistance et réconfort. Certains soldats très malades sont rapatriés fin février, les autres le seront du 13 au 22 mars 1871 après la signature du traité de paix avec les Prussiens. Ils transitent par Genève ou par le Léman. Nombre d’entre eux, blessés ou minés par les épidémies de petite vérole ou de typhoïde, mortelles à l’époque, sont hospitalisés : 26 venus de toutes les régions françaises y mourront et seront enterrés dans le cimetière Saint-Bon à Thonon.

Lors de la réinstallation du monument de 1870 à Champagne, on va ajouter cinq noms de Thononais morts sur le front en 1870 ou suite à leurs blessures ou alors prisonniers en Allemagne… C’est plus tard qu’on découvrira qu’il en manquait sept autres : Alexis Comte, Marie Joseph Cordier, Louis Decorzent, Marie Alfred Frézier Louis François Rotonde, Louis Gex et Jules Ruffier.