Le monument Par cette plaque, nous rendons hommage à Henri Frauli, un homme dont le courage, la discrétion et l’humanité ont permis de sauver des vies durant l’une des périodes les plus sombres de notre histoire : l’occupation de la Haute-Savoie, du 11 novembre 1942 au 19 août 1944, d’abord par les Italiens, puis par les Allemands. CommémorationLe 16 juillet marque les 80 ans de la Rafle du Vélodrome d’Hiver. Voici l’histoire de cet épisode tragique de la Seconde Guerre mondiale, qui a notamment abouti à la création d’une Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France. Cette journée est commémorée chaque année le 16 juillet si ce jour est un dimanche sinon elle reportée au dimanche qui suit. Elle est donc fixée au dimanche 17 juillet pour cette année 2022.Les 16 et 17 juillet 1942, 13 152 juifs sont arrêtés par la police française. 1 129 hommes, 2 916 femmes et 4 115 enfants sont enfermés dans l’enceinte sportive du Vélodrome d’Hiver. Les couples sans enfants et les célibataires (1 989 hommes et 3 003 femmes) sont internés au camp de Drancy. Du 19 au 22 juillet, les familles du Vélodrome d’Hiver sont transportées dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande. Adultes et adolescents sont déportés en premier. Brutalement séparés de leurs parents, environ 3 000 enfants en bas-âge sont laissés sur place dans une affreuse détresse. Ils sont transférés à Drancy puis déportés entre le 17 et 31 août 1942. Aucun d’entre eux n’est revenu. En 1943 et 1944, les arrestations, rafles et déportations se poursuivent, tant à Paris qu'en zone occupée ou en zone sud. Au total, de mars 1942 à août 1944, 76 000 Juifs sont déportés hors de France. Seuls 3 800 survivront. ▶ La journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d’hommage aux « Justes » de France répond au souhait exprimé par de nombreuses personnalités françaises et par les rescapés de la Déportation de voir reconnaître officiellement la responsabilité du régime de Vichy dans les persécutions et les crimes contre les juifs. Deux textes ont fixé successivement les modalités de cette journée. Le décret n° 93-150 du 3 février 1993, signé par le président de la République François Mitterrand, institue « une journée nationale commémorative des persécutions racistes et antisémites commises sous l’autorité de fait dite "gouvernement de l’État français » (1940-1944) ». Cette commémoration est fixée le 16 juillet, date anniversaire de la rafle du Vélodrome d'Hiver, si ce jour est un dimanche ou sinon le dimanche suivant. 1 En 1995, le président de la République Jacques Chirac reconnaît la responsabilité de l’État français dans cette rafle. La loi n° 2000-644 du 10 juillet 2000 reprend et modifie le décret en intégrant un hommage aux « Justes » de France. Ce jour est ainsi l'occasion pour la nation de témoigner sa reconnaissance à tous ceux « qui ont recueilli, protégé ou défendu, au péril de leur propre vie et sans aucune contrepartie, une ou plusieurs personnes menacées de génocide ».France — 16 juillet : Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France — 3808 WID14330 InscriptionLes Villes de Cluses et de Colmar reconnaissante Henri Frauli 1891 — 1981 Compositeur et critique musical Le 23 avril 1975, Yad Vashem, Institut International pour la Mémoire de la Shoah a décerné à Henri Frauli le titre de JUSTE PARMI LES NATIONS Henri Frauli quitte l’Alsace avec sa famille lors de l’arrivée des troupes allemandes et s’installe à Cluses. Nommé contrôleur départemental chargé de l’assistance aux réfugiés en Haute-Savoie, il s’inquiète rapidement de la politique menée par le régime de Vichy et des persécutions dont sont victimes les Juifs sous l’Occupation. Avec l’aide du père Paul Chevallier, curé de Cluses, il organise le passage de familles juives vers la Suisse en leur faisant franchir la montagne. Ces missions sont particulièrement périlleuses. La Milice française effectue régulièrement des perquisitions, tandis que des agents de la Gestapo sont installés à l’École nationale d’horlogerie de Cluses, où son fils Jean est élève. Grâce à lui, nombreux sont ceux qui ont échappé à la déportation. Sa mémoire mérite d’être honorée. « Qui sauve une seule vie, sauve le monde entier. » Plaque apposée le 18 août 2026 par Jean-Philippe Mas, maire de Cluses, en présence de Jean-François Bocquet, Délégué général du Souvenir Français de Haute-Savoie et de Sandra Molloy, présidente du comité de Cluses du Souvenir français.  Localisation Adresse74300 ClusesInauguration18 août 2026 À lire sur le siteHenri Louis FrauliLettre N°82 : Les JustesLes Justes parmi les nations de Haute-SavoieArticles externesYad Vaschem — Henri FrauliAJPN — Henri FrauliDocuments PDFPDF — Plaque en hommage à Henri Frauly 232 Ko
Le 16 juillet marque les 80 ans de la Rafle du Vélodrome d’Hiver. Voici l’histoire de cet épisode tragique de la Seconde Guerre mondiale, qui a notamment abouti à la création d’une Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France. Cette journée est commémorée chaque année le 16 juillet si ce jour est un dimanche sinon elle reportée au dimanche qui suit. Elle est donc fixée au dimanche 17 juillet pour cette année 2022.Les 16 et 17 juillet 1942, 13 152 juifs sont arrêtés par la police française. 1 129 hommes, 2 916 femmes et 4 115 enfants sont enfermés dans l’enceinte sportive du Vélodrome d’Hiver. Les couples sans enfants et les célibataires (1 989 hommes et 3 003 femmes) sont internés au camp de Drancy. Du 19 au 22 juillet, les familles du Vélodrome d’Hiver sont transportées dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande. Adultes et adolescents sont déportés en premier. Brutalement séparés de leurs parents, environ 3 000 enfants en bas-âge sont laissés sur place dans une affreuse détresse. Ils sont transférés à Drancy puis déportés entre le 17 et 31 août 1942. Aucun d’entre eux n’est revenu. En 1943 et 1944, les arrestations, rafles et déportations se poursuivent, tant à Paris qu'en zone occupée ou en zone sud. Au total, de mars 1942 à août 1944, 76 000 Juifs sont déportés hors de France. Seuls 3 800 survivront. ▶ La journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d’hommage aux « Justes » de France répond au souhait exprimé par de nombreuses personnalités françaises et par les rescapés de la Déportation de voir reconnaître officiellement la responsabilité du régime de Vichy dans les persécutions et les crimes contre les juifs. Deux textes ont fixé successivement les modalités de cette journée. Le décret n° 93-150 du 3 février 1993, signé par le président de la République François Mitterrand, institue « une journée nationale commémorative des persécutions racistes et antisémites commises sous l’autorité de fait dite "gouvernement de l’État français » (1940-1944) ». Cette commémoration est fixée le 16 juillet, date anniversaire de la rafle du Vélodrome d'Hiver, si ce jour est un dimanche ou sinon le dimanche suivant. 1 En 1995, le président de la République Jacques Chirac reconnaît la responsabilité de l’État français dans cette rafle. La loi n° 2000-644 du 10 juillet 2000 reprend et modifie le décret en intégrant un hommage aux « Justes » de France. Ce jour est ainsi l'occasion pour la nation de témoigner sa reconnaissance à tous ceux « qui ont recueilli, protégé ou défendu, au péril de leur propre vie et sans aucune contrepartie, une ou plusieurs personnes menacées de génocide ».France — 16 juillet : Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France — 3808 WID14330
Les Villes de Cluses et de Colmar reconnaissante Henri Frauli 1891 — 1981 Compositeur et critique musical Le 23 avril 1975, Yad Vashem, Institut International pour la Mémoire de la Shoah a décerné à Henri Frauli le titre de JUSTE PARMI LES NATIONS Henri Frauli quitte l’Alsace avec sa famille lors de l’arrivée des troupes allemandes et s’installe à Cluses. Nommé contrôleur départemental chargé de l’assistance aux réfugiés en Haute-Savoie, il s’inquiète rapidement de la politique menée par le régime de Vichy et des persécutions dont sont victimes les Juifs sous l’Occupation. Avec l’aide du père Paul Chevallier, curé de Cluses, il organise le passage de familles juives vers la Suisse en leur faisant franchir la montagne. Ces missions sont particulièrement périlleuses. La Milice française effectue régulièrement des perquisitions, tandis que des agents de la Gestapo sont installés à l’École nationale d’horlogerie de Cluses, où son fils Jean est élève. Grâce à lui, nombreux sont ceux qui ont échappé à la déportation. Sa mémoire mérite d’être honorée. « Qui sauve une seule vie, sauve le monde entier. » Plaque apposée le 18 août 2026 par Jean-Philippe Mas, maire de Cluses, en présence de Jean-François Bocquet, Délégué général du Souvenir Français de Haute-Savoie et de Sandra Molloy, présidente du comité de Cluses du Souvenir français.