Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Né le 11 août 1906 à La Tour (Haute-Savoie) dans une famille d’exploitants agricoles, Albert Séraphin est le troisième d’une fratrie de 4 enfants. À la mort de son père à l’âge de 46 ans, il est élevé par sa mère, son frère ainé et sa sœur qui reprennent l’exploitation de la ferme familiale. Fils de Léon Séraphin et de Marie-Louise née Pellet-Doyen, marié le 22/03/1934 à Ville-la-Grand avec Yvonne Perrollaz.

Il est le seul de la fratrie à pouvoir suivre des études. Après des études d’ingénieur en travaux publics et l’accomplissement de son service militaire dans le 51e puis le 15e génie, il devient architecte et géomètre expert. Il ouvre un cabinet d’architecte et exerce sa profession à Annemasse (Haute-Savoie). Il se marie en 1934 et devient père d’une première fille.

Le 5 septembre 1939 il est mobilisé (matricule n°1437) dans la 3e compagnie du 3e bataillon de sapeurs de chemin de fer et stationné dans la zone des Vosges Nord. Le 18 juin 1940, il est fait prisonnier par les Allemands à Champagney (Haute-Saône) et envoyé en Prusse Orientale au Stalag 1A (n° de prisonnier 18868) à Königsberg (Kaliningrad) puis au Stalag 1B à Hohenstein.

Après plusieurs tentatives d’évasion et des transferts dans le Stalag XA de Schleswig et le Stalag XB de Sandbostel, il est rapatrié au titre sanitaire en France le 12 janvier 1942. Démobilisé le 13 janvier 1942, il retrouve sa vie de famille et reprend ses activités d’architecte à Annemasse. Il s’occupe également des prisonniers de guerre par l’intermédiaire du centre d’entraide des prisonniers d’Annemasse, qu’il préside.

À la demande de Raoul Pargney, directeur de la maison du prisonnier d’Annecy, il aide clandestinement au passage en Suisse les camarades qui veulent rejoindre les forces françaises libres. En janvier 1943, il rejoint l’Armée Secrète secteur d’Annemasse, au sein de laquelle ses activités de résistance sont : de s’intéresser au maquis, d’aider au passage de frontière vers la Suisse des réfractaires et prisonniers évadés et de confectionner de fausses pièces d’identité.

Le 22 novembre 1943, cinq mois après la naissance de sa deuxième fille, Albert Séraphin est arrêté par la Gestapo de Gaillard (Haute-Savoie), à son domicile de Ville-La-Grand. Il est incarcéré le jour même à la prison du « Pax » (cellule n°4) de la Gestapo à Annemasse. Le 23 novembre 1943, il est transféré et interné à la prison de Fresnes (Val-de-Marne). Il est transféré, début janvier 1944 au camp d’internement (Front stalag 122) de Compiègne Royallieu (Oise). Du Front stalag 122, Albert Séraphin est déporté vers le camp de concentration de Buchenwald par le convoi parti le 27 janvier 1944. Avec 1583 détenus dont 1415 français, après trois jours et deux nuits entassés par cent dans des wagons prévus pour 40 hommes, sans eau et sans air, avec une seule « soupe » à Trêves, le convoi arrive, le 29, à Buchenwald.

Albert Séraphin est interné dans le camp de Buchenwald comme prisonnier politique français avec le matricule n°44319 et affecté au bloc n°48. Le 13 mars 1944, avec 797 détenus, il est transféré en train au commando de Dora. Le 4 avril 1944 il est affecté au chantier du commando B3 « Anhydrit » de Harzungen et dépend du commando d’Ellrich (bloc n°3) du camp de concentration de Mittelbau Dora. Le 5 février 1945 il décède au revier d’Ellrich et son corps est transféré le 6 février 1945 au crématorium de DORA.

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  • 3

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