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Résistant — Mort fusillé
25 juillet 1923 à Thônes (74)
30 mars 1944 à La Balme-de-Thuy (74)Cultivateur comme toute la famille, il aurait pu rester à la ferme malgré la loi du S.T.O., mais il voulait se battre et il participe avec plusieurs « copains » à la Résistance locale. Il distribue des tracts, ravitaille les réfractaires de la Mauridroulaz, sabote le mât de la Légion de Thônes, toutes actions qui lui valent d'être arrêté le samedi 1er mai 1943 par les gendarmes en compagnie de Georges Laruaz, Henri Perillat et Jean Lallée.
Le registre d'écrou de la gendarmerie de Thônes confirme cette arrestation n°48 sous le vocale « internement administratif (doit être dirigé sur) Saint-Paul d'Eyjeaux dans la Haute-Vienne ».
Grâce à l'action de la population, les quatre jeunes peuvent s'enfuir de la gendarmerie, mais ils doivent bien vite se rendre car les gardes mobiles ont arrêté 32 personnes en otages. Les quatre jeunes sont transférés au camp de Saint-Paul d'Eyjeaux. Si ses camarades sont envoyés aux travaux forcés sur le Mur de l'Atlantique à l'île de Ré, lui reste prisonnier jusqu'à sa libération en septembre 1943.
Il revient à Thônes pour continuer le combat. Lorsque la Résistance organise le regroupement sur le Plateau des Glières en janvier 1944, il monte sur le Plateau avec plusieurs de ses camarades. Il appartient à la Section d'éclaireurs skieurs du lieutenant Lambert Dancet. Après l'ordre du 26 mars 1944, donné par le capitaine Maurice Anjot de rejoindre ses maquis d'origine, il décroche le lundi 27 mars avec le groupe de Jourdan et Bastian des lieutenants Louis Jourdan-Joubert et Pierre Bastian.
Quelques centaines de mètres avant le pont de Morette que les maquisards pensent étroitement surveillé par les Allemands, il est envoyé en éclaireur avec des maquisards de la Section des éclaireurs-skieurs: Louis Sala, Pierre Tortel, Fernand Tardy.
Les quatre hommes sont surpris par les Allemands à la ferme de Léon Binvignat, à Montremont où se trouve également Émile Quéré. Seul Pierre Tortel réussit à s'enfuir. Pris, Eugène Quétand est fusillé au lieu-dit Sur-les-Iles, (La Balme-de-Thuy), le 30 mars 1944, à 16 heures.
II est inhumé dans la Nécropole militaire nationale de Morette, tombe n°88 et est reconnu « Mort pour la France » le 24 juin 1947. Son nom figure sur le monument aux morts de la ville de Thônes, ainsi que le Mur élevé à l'entrée du cimetière de Morette.
SOURCE : Mémorial 1939-1945 de la seconde Guerre mondiale en Haute-Savoie — Michel Germain
Page mise à jour le — Le Souvenir Français, délégation de Haute-Savoie


La Balme-de-Thuy • Mardi 8 mai 1945

La Balme-de-Thuy • Lundi 27 mars 1944

La sauvegarde de la totalité des tombes des combattants Morts pour la France et éviter que tous les jours les restes de combattants rejoignent les fosses communes municipales suite à des sépultures tombées en déshérence.
Le maintien des cérémonies patriotiques locales aux coté des grand date nationale et ce,bien que le nombre d’anciens combattants diminuent chaque année.
Le développement des voyages mémoriels afin qu’aucun enfant de France ne quitte sa scolarité sans avoir découvert un lieu de notre mémoire nationale ou participer à une commémoration.