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Juste
SOURCE : Mémorial de la déportation. Haute-Savoie 1940-1945 — Michel Germain
Vers la fin de l’année 1942, la famille Rappart arriva à Annecy (Haute-Savoie). Hugo, sa femme Ella et leur fillette de treize ans, Eva, se dirigèrent vers l’église Notre-Dame, où ils espéraient trouver l’abbé Coutain.
Comme il n’était pas là, ils firent appel à l’abbé Longeray, curé de la paroisse de Mercier près d’Annecy, en visite à l’église. Ils lui racontèrent qu’ils avaient tenté en vain de passer la frontière suisse, qu’ils ne savaient plus quoi faire et qu’ils allaient tenter une nouvelle fois la traversée. L’abbé leur expliqua que ce serait trop dangereux et leur proposa l’hospitalité dans sa paroisse. Il les hébergea temporairement à l’église puis leur trouva un logement dans le village.
Par son entremise, Eva fut embauchée comme bergère, gagnant de quoi subvenir à ses besoins. En été 1943, les Rappart furent priés de quitter les lieux par le propriétaire. L’abbé leur donna asile dans les sous-sols de l’église, où ils vécurent cachés avec leur fille jusqu’à la Libération.
Le prêtre prenait un risque considérable, d’autant que son neveu, milicien, menaçait de le dénoncer à la Gestapo. Capturé par la Résistance, le neveu fut exécuté peu avant la fin de l’Occupation.
Le 16 mai 1989, l’institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à l’abbé Claudius Longeray le titre de Juste parmi les Nations.
Page mise à jour le — Le Souvenir Français, délégation de Haute-Savoie

Plaque en mémoire de l'abbé Claudius Longeray qui prenait unrisque considérable, d’autant que son neveu, milicien, menaçait de le dénoncer à la Gestapo, en hébergeant des familles juives. Le 16 mai 1989, l’institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à l’abbé Claudius Longeray le titre de Juste parmi les Nations
Lieu : Fillière
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