Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Regard Paul, Léon

Résistant mort fusillé — Mort pour la France
Forces Française de l’Intérieur (FFI)
Lieutenant FFI Brigadier des douanes à Chenex – Citation à l’ordre de la brigade « Résistant de la première heure  ». Arrêté le 29 juin 1944 par la gestapo alors qu’il accomplissait une mission pour le compte du maquis, ne révéla sous les mauvais traitements et tortures aucun des secrets dont il était détenteur. Médaille de la résistance – son nom est inscrit au livre d’or du Corps des Douanes, guerre 1939-1945

Né le 4 novembre 1908 à Feigères (Haute-Savoie), exécuté sommairement le 8 juillet 1944 à Ville-la-Grand (Haute-Savoie) ; douanier ; homologué résistant.

Paul Regard était le fils de Gédéon Regard et d’Albertine Villeneuve. Préposé aux douanes, il habitait Chênex (Haute-Savoie) au moment des faits relatés ci-dessous. Son activité dans la Résistance reste à documenter à partir de ses dossiers au SHD.

Lieutenant FFI et Brigadier des douanes à Chenex – Citation à l’ordre de la brigade «  Résistant de la première heure   ». Arrêté le 29 juin 1944 par la gestapo alors qu’il accomplissait une mission pour le compte du maquis, ne révéla sous les mauvais traitements et tortures aucun des secrets dont il était détenteur.

Le vendredi 30 juin, Paul Regard, Félix Debore et Rollandez, tous trois douaniers, partirent en mission le long de la frontière alors que la nuit était orageuse. Ils furent interceptés par une patrouille allemande de la douane d’Annemasse et violemment questionnés sur leur présence de nuit si près des barbelés et sur leur action. Rollandez, qui avait du pain dans son sac, s’en sortit en évoquant le ravitaillement. Félix et Paul furent emmenés au Pax et incarcérés sous les numéros 644 et 645.

Le samedi 8 juillet, avant le lever du jour, les Allemands sortirent de leurs prisons quatre hommes Paul Regard, Félix Debore, Julien Duparc et Henri Jaccaz et deux femmes, Marianne Cohn et Marthe-Louise Perrin. Tandis que les hommes creusaient leurs tombes sous la menace des mitraillettes, les femmes furent dénudées, violentées et probablement violées.

Le préposé des douanes, Paul Regard, fut assassiné au fond du Bois de Rosses au lieu-dit La Râpe (Ville-la-Grand). Il était 5 heures 30 du matin. C’est Albert Vidonne, employé à la S.N.C.F., qui découvrit les corps. (Mémorial de l’oppression 3808 W 1382).

Le 2 septembre 1944, Ruche, chef de secteur AS de Saint-Julien-en-Genevois, informa le commandant Nizier (Joseph Lambroschini) de la découverte d’une fosse commune à Ville-la-Grand comportant 4 corps d’hommes appartenant au secteur de Saint-Julien et lui annonça des obsèques officielles pour le jeudi 7 septembre.

Paul Regard fut reconnu «  Mort pour la France   » le 15 juin 1945 (dossiers n° 53 306 et 86 216) et homologué Interné résistant. Il figure sur le monument aux morts de Feigères. Une modeste borne a été dressée dans le bois du drame et une stèle plus conséquente a été érigée au bord de la route, ainsi qu’une autre à l’arrière de la mairie de Ville-la-Grand, (stèle où il est prénommé Jean-Léon). D’autre part, une stèle érigée sur la place du village de Chênex, où habitait son épouse, rappelle son martyr, ainsi que ceux de Félix Debore et Lucien Glatigny.

Récompenses et médailles

  • Médaille de la résistance
  • Citation à l’ordre de la brigade «   des douanes Résistant de la première heure    »

Son nom est inscrit au livre d’or du Corps des Douanes, guerre 1939-1945

Lieux de mémoire

Stèle commémorative

Ville-la-Grand — Stèle commémorative emplacement du charnier

Samedi 8 juillet 1944, il est très tôt pour un matin, trop tôt pour une vie. Malmenés par des soldats, peut-être des miliciens, les 6 passagers descendent des véhicules en bordure du Foron et sont dirigés vers le Bois des Côtes. Frappés, ils sont contraints de creuser ce qu’ils comprennent être leur tombeau. Ils savent qu’ils vont vivre leurs derniers instants dans l’horreur et l’humiliation. À coups de pieds, de poings, de pelles et de matraques, les 6 malheureux sont sauvagement ass assinés puis ensevelis.

En mémoire de

Marianne CohnMarthe-Louise Perrin

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