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ALIAS : David
Résistant — Mort en action
On le retrouve dans la compagnie 93-14 (F.T.P.F) qui opère dans la région de Lully. L'état de siège est mis en place par Vichy à partir du 31 janvier 1944 sur tout le département. Un responsable F.T.P. ordonne aux maquisards de Lully de grimper un peu plus haut dans la montagne.
Le vendredi 18 février, les maquisards de Lully reçoivent l'ordre de grimper un peu plus haut dans la montagne. Ils sont ainsi douze à partir pour les vallées d'Habère-Poche. Ils font une halte dans un chalet au lieu-dit Foges, car ils sont grippés pour certains, tous lourdement chargés, et de plus le froid est intense et la nourriture légère. Léon Biolley, résistant sédentaire F.T.P., les rejoint dans la nuit du 20 au 21 février.
Mardi 22 février, 6 heures 30 du matin, il fait encore nuit lorsque le chalet de Foges est encerclé par plusieurs trentaines de miliciens guidés par un autochtone. Aussitôt un combat s'engage. Les maquisards sont bien armés et opposent une résistance farouche durant presque toute la journée. Claude Bar précise : « Nous avons tenu le coup sans qu'ils puissent approcher du chalet jusqu'à une heure de l'après-midi, à peu près. Seulement on a eu des tués. » Paul Chevret, Joseph Dupraz, Pierre Bourotte et César Boy sont les premiers à tomber.
Léon Biolley et Joseph Dagrada sont tués à leur créneau. Ange Angéli blessé par des grenades miliciennes est fait prisonnier. Il sera fusillé.
Le chalet flambe. Les 5 hommes encore en vie, Maurice Garro, Jacques Bar et Claude Bar, Georges Percheron et Charles Sibille continuent à tirer sur les miliciens. Mais le chalet flambant de plus belle, ils réussissent à se réfugier dans une cave maçonnée située sous le chalet.
Les milicienssûrs qu'il n'y a pas de survivants, quittent les lieux vers 18 heures. Une heure plus tard, les maquisards sortent de leur cave où la fumée acre les suffoque. Ils redescendent à Lully. Ils reprendront tous le combat par la suite.
Pierre Bourotte est inhumé dans le cimetière communal de Lully.
Il est reconnu « Mort pour la France » le 2 octobre 1947 (dossier n° 605 948). Il figure avec ses camarades sur le monument de Lully. Un monument a été récemment planté au cœur des ruines de la ferme s'ajoutant à un monument érigé en amont de la route juste après la guerre.
SOURCE : Mémorial 1939-1945 de la seconde Guerre mondiale en Haute-Savoie — Michel Germain
En 1916, est crée avec l’aide du Souvenir Français une association « l’œuvre de la reconnaissance des tombes des militaires et marins pour la Patrie » dénommée la cocarde du souvenir dont l’objectif est d’apposer une cocarde tricolore sur chaque tombe de combattant.
Mention
Monument érigé en 1999 sur les ruines d'un chalet incendié. Le 22 février 1944, pendant 12h, 12 résistants ont tenté d'empêcher l'avancée de miliciens, venus attaquer le maquis savoyard. En face de ce lieu se trouve également une stèle à la mémoire de ces combattants.
Lieu : Fessy
Lieu : Fessy
Le 22 février 1944, des miliciens attaquaient un chalet à Foges (commune de Fessy), dans lequel 12 résistants étaient cachés. Le combat dura toute une journée et fit de nombreux morts. Finalement, cinq résistants s’en sortirent par miracle et parvinrent à rejoindre la vallée Verte.
Lieu : Fessy
À lire sur le site
La sauvegarde de la totalité des tombes des combattants Morts pour la France et éviter que tous les jours les restes de combattants rejoignent les fosses communes municipales suite à des sépultures tombées en déshérence.
Le maintien des cérémonies patriotiques locales aux coté des grand date nationale et ce,bien que le nombre d’anciens combattants diminuent chaque année.
Le développement des voyages mémoriels afin qu’aucun enfant de France ne quitte sa scolarité sans avoir découvert un lieu de notre mémoire nationale ou participer à une commémoration.