Sur le versant Nord de la Tête Noire, un deuxième groupe de soldats italiens passe par Moncoutant en direction du Col de la Forclaz, tandis qu’une troisième colonne monte par le Mont-Paccard côté Saint-Gervais.
Juste en contre-bas à la Provence, une ferme sert de poste de garde. Un maquisard qui veille tombe face aux troupes italiennes qui lui intiment l’ordre de se rendre. Il tire et court vers le chalet Gabioux prévenir ses camarades, les alpinis aux trousses. Pris au piège, les combattants du Maquis de Montfort ignorent les sommations et refusent la reddition dans un premier temps. Dans la confusion, un premier ouvre le feu, déclenchant la riposte de l’Occupant équipé de lourdes armes automatiques. Une dernière sommation et la menace d’incendier la grange et de fusiller les premiers prisonniers, finit de convaincre les Résistants que le combat est bien trop inégal. Que faire face à ces 150 soldats qui encerclent la Torchette ?
Les jeunes emmènent leurs camarades morts et blessés et les italiens fouillent les maisons, saccagent tout et confisquent les provisions. Arrivés aux Plagnes, ils demandent les clés de la mairie-annexe à Médine Parcevaux pour accueillir les blessés. Le Dr Berthollet, l’ex-maire de Sallanches en résidence surveillée à la Voutrière, examine les malheureux avant le transport en camion vers l’hôpital de Sallanches. Les corps de Roger Lorato du hameau de Chedde (Passy), Edmond Touzé de Toulon, Roger Wütrich d’Évian et Jean Collet de Lyon gisent dans la salle municipale. 8 sont blessés, 43 sont arrêtés et emmenés à Sallanches puis emprisonnés dans les geôles italiennes de Breil-sur-Roya. La reddition de l’Italie aux Alliés le 8 septembre, leur rendra la liberté.
Hector Grangerat, le responsable de l’Armée Secrète parvient à imposer au maire de l’époque et au Sous-préfet, le drapeau tricolore pour ces Résistants Morts pour la France.


