Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Quand Veyrier accueillait le 7e Régiment de Spahis algériens de l’Armée française

Régiment de Spahis algériens de l’Armée française

Après la déroute de juin 1940, une partie des troupes françaises avait trouvé refuge sur le territoire helvétique, et s’apprêtait alors à regagner l’Hexagone au terme de neuf mois d’internement dans différents cantons helvétiques. Ce fut notamment le cas pour le 7e Régiment de Spahis algériens (RSA), cette unité de cavalerie algérienne qui préféra battre retraite vers la Suisse plutôt que fournir des prisonniers à l’Allemagne.

Dans un très minutieux ouvrage édité par la Mémoire de Veyrier, Jean Plançon, Pierre Bosson et Jean-Denys Duriaux retracent comment, à partir du 21 juin 1940, les hommes des quatre escadrons du RSA et leurs 1 020 chevaux franchirent la frontière avant de se répartir dans les villages de la rive sud du lac de Bienne, puis du lac de Neuchâtel. Un épisode qui rappelait celui survenu, en 1871, lors de l’odyssée de l’armée Bourbaki, elle aussi réfugiée sur les mêmes terres d’asile.

Sept mois plus tard, les 20 et 21 janvier 1941, ces légendaires cavaliers portant le traditionnel burnous entraient enfin dans le canton de Genève et Veyrier fut la dernière étape avant le rapatriement en France, par la douane de Pas-de-L’Échelle (Étrembières). Dans les jours suivants, 1012 Spahis et 747 chevaux regagnèrent l’Algérie, via le train à Annemasse et le bateau depuis Marseille.

Une cérémonie pour commémorer les 80 ans

Pour commémorer cette période assez méconnue de la Seconde Guerre mondiale, les municipalités frontalières de Veyrier et d’Étrembières organiseront, samedi 21 mai à 14 h 30 dans la salle communale de Veyrier, une cérémonie dédiée au 80e anniversaire de ce moment historique.

En outre, afin de conserver le souvenir de l’événement, les deux communes et la Mémoire de Veyrier poseront des plaques de part et d’autre du pointillé territorial.

Enfin, ce rendez-vous fraternel se prolongera à partir de 17 h 30 dans l’enceinte du parc de Bois-Salève.

Georges ONGARO, Article du 17 mai 2022