Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
menu

L’hommage de la Musique de la Garde républicaine à la Résistance

Défilé de la musique de la garde républicaine lors de la commémoration des 79 ans de la fin des combats au plateau des Glières

La Musique de la Garde républicaine a rendu hommage samedi aux combattants de l’ombre qui se sont opposés à l’occupant pendant les heures sombres de la Seconde Guerre mondiale.

En France, le souvenir de la Résistance s’inscrit bien souvent de différentes manières. Ce samedi 1er avril, pendant près de deux heures, Le Grand-Bornand, étroitement associé à l’histoire de cette dernière et aux combats des Glières en mars 1944, a rendu hommage aux combattants de l’ombre qui se sont opposés à l’occupant pendant les heures sombres de la Seconde Guerre mondiale. Une cérémonie qui ne s’est pas tenue à son format habituel, et pour cause. Invitée par l’orchestre d’harmonie du Grand-Bornand, sous l’instigation de son chef Johan Buys, une délégation de 70 membres de la Musique de la Garde républicaine, dont l’origine remonte au 4 octobre 1802, a animé exceptionnellement cette manifestation patriotique.

Une journée faisant référence à la première réunion clandestine du Conseil de la Résistance

Dès 16 heures, avec un départ depuis la patinoire et sous une pluie jouant les trouble-fêtes, la musique militaire par excellence, dirigée par le capitaine Frédéric Foulquier et suivie des porte-drapeaux, des pompiers et des autorités, a entamé sa parade dans les rues de la ville, avant un retour au monument aux morts par la rue principale, où a été rendu 30 minutes plus tard l’hommage à ceux qui ont résisté à l’oppression.

En présence du député Antoine Armand, des sénateurs Sylviane Noël et Loïc Hervé, du secrétaire général de la préfecture de Haute-Savoie David-Anthony Delavoët, d’élus régionaux et départementaux, de Gérard Métral, président de l’Association des Glières, des anciens combattants et porte-drapeaux, des corps de sapeurs pompiers et de la gendarmerie, des enfants du CMJ, des conseillers municipaux et des présidents des associations patriotiques, le maire André Perrillat-Amédé a rappelé que cette journée, faisant référence à la première réunion clandestine du Conseil de la Résistance, qui s’est déroulée en 1943 sous la présidence de Jean Moulin, était l’occasion d’une réflexion sur les valeurs de la résistance, qui aujourd’hui, dans un monde qui a tant changé, restent plus que jamais d’actualité.

Les allocution de Gérard Métral et de David-Anthony Delavoët ont emboîté le pas, en préambule du dépôt de quatre gerbes dans un silence souvent assourdissant rompu par de bouleversantes interprétations du Chant des Glières , du Chant des partisans , de La Marseillaise et des Allobroges , exécutés de manières virtuoses par l’élite de la musique française.

Une formation à la réputation internationale

C’est certainement l’un des temps forts de leur calendrier. Comme chaque année, l’Espace Grand-Bo a fait salle comble ce samedi pour le concert de printemps organisé par l’orchestre d’harmonie du Grand-Bornand qui, sous l’impulsion de son chef Johan Buys, a décidé de partager la scène avec la Musique de la Garde républicaine. Un modèle du genre qui, grâce à un répertoire qu’elle est quasiment la seule à pouvoir exécuter de manière aussi virtuose, connaît une réputation internationale.

Dès 20h30, les 63 musiciens de l’OHGB ont eu plaisir d’interpréter en première partie de soirée un programme varié et ambitieux, mélangeant musique pop, jazz et rock, à l’image de l’incontournable Jump de Van Halen, des Enfants de Sanchez de Chuck Mangione et d’un medley des différentes chansons du groupe ABBA.

Après un court entracte, c’est avec un plaisir non dissimulé que le public a pu apprécier la venue de cette musique militaire par excellence. Dirigée par le capitaine Frédéric Foulquier, les 70 musiciens non pas failli à leur réputation. Une prestation de haut vol qui a permis aux nombreux spectateurs de savourer entre autres Symphonic Overture de James Barnes, Les Danses de Galánta de Zoltan Kodaly, The Year of the dragon de Philip Sparke ou Le Père de la victoire de Louis Ganne. Avec la complicité du soliste international Jérôme Laran, qui s’est rapidement affirmé comme l’une des plus grandes figures de l’école française de saxophone, la communion avec l’auditoire a atteint les sommets avec une éblouissante interprétation de deux pièces, Seagull de Jonathan Livingston et Rhapsody in blue de Georges Gershwin.

Fabrice DURIEZ, Article du 25 mars 2023