Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
menu

Être reconnaissant après la Grande Guerre. Les monuments aux morts en Haute-Savoie

5363,Livre Être reconnaissant après la Grande guerre, les monuments aux morts en Haute-Savoie,

L'armistice du 11 novembre 1918 marque la fin de quatre longues années de guerre mais en Haute-Savoie, plus de 10 000 hommes manquent à l'appel pour célébrer la fin des combats. En l'espace de quelques années, la population et les municipalités rendent un hommage collectif au sacrifice de ces soldats en érigeant plus de 300 monuments aux morts.

Cette publication est le fruit d'une enquête menée dans les Archives départementales et communales et d'une campagne photographique sur le terrain. Il permet de situer les monuments sur le territoire, de se documenter sur leur auteur, leur financement (coût total, financement de la commune, subvention de l'Etat, souscription publique), le calendrier de leur réalisation (date de décision et date d'approbation du projet), les inscriptions et le nombre de noms qui y figurent, les éventuelles polémiques qui ont émaillé leur construction, du choix de l'emplacement à celui de l'inscription, jusqu'à l'inauguration en grande pompe. En analysant leur composition et leurs symboles, nous apprenons à regarder d'une oeil neuf les monuments aux morts et le phénomène commémoratif auquel ils participent.

Autres ouvrages recommandés

Dans le cadre de notre mission de mémoire et de transmission, le Souvenir Français de Haute-Savoie, vous propose régulièrement une sélection d’ouvrages incontournables. Ces lectures sont autant de portes ouvertes sur notre patrimoine mémoriel, que nous vous encourageons à découvrir et à partager.

Le Souvenir Français et la Flamme sous l’Arc de Triomphe

Le Souvenir Français et la Flamme sous l’Arc de Triomphe

Détail

Plaquette prestige « Le Souvenir Français et la Flamme sous l’Arc de Triomphe ». Paru en 2011

SF • Le SF — 2011

Foges — Histoire et mémoire d'un combat de la Résistance

Foges — Histoire et mémoire d'un combat de la Résistance

Détail

Soudain, alors que la nuit s'approche, une grande flamme jaillit dans la montagne. Roland dit : « C'est fini, ils sont tous morts ». Ce n'est que quelques jours plus tard que nous apprendrons ce qu'il s'était passé, et surtout qu'il y avait des survivants. Foges pour toujours était entré dans nos mémoires et dans l'histoire. (Bernard Néplaz)

Les ruines du chalet de Foges se trouvent au-dessus du lac Léman, à près de mille mètres d'altitude. Le mardi 22 février 1944, douze résistants y furent encerclés par des miliciens supérieurs en nombre et en armes. La sentence fut terrible pour les patriotes : six morts au combat et un fusillé quelques jours plus tard. Réchappés par miracle de cet affrontement, les cinq survivants poursuivirent la lutte pour l'indépendance du pays et la refondation de la République. Six mois plus tard, la Haute-Savoie se libérait définitivement du joug de l'occupant nazi et de ses alliés miliciens.

Aucun soldat allemand ne participe au combat de Foges il s'agit d'une affaire très française. Nicolas Martignoles montre que ce drame, avec son unité de lieu, de temps et d'action, prend sa source dans les conflits politiques de l'entre-deux-guerres et même au-delà. Il présente aussi ses conséquences immédiates comme à plus long terme, en étudiant notamment la construction d'une mémoire locale.

Les témoins directs ayant tous disparu, l'auteur a puisé sa documentation dans la presse locale et des archives privées, ainsi qu'aux Archives départementales de la Haute-Savoie. Son ouvrage, publié grâce à la bienveillance de l'ANACR 74, est un outil destiné à maintenir la vigilance des générations futures.

80 ans ont passé, l'espace de la vie d'un être humain. En ces jours où la guerre reprend tous ses droits, comme un incendie que l'on croyait éteint, le travail de l'historien devient essentiel, non seulement en relatant de la manière la plus exacte possible les faits, mais aussi en remontant aux causes et en expliquant les conséquences jusqu'à nos jours. Cet ouvrage rigoureusement documenté apporte un éclairage précis qui contrastera avec les albums au romantisme guerrier douteux et les jeux vidéo peu propices à l'apaisement.

Nicolas Martignoles • J. André éditeur — 2024

14-18, le sport sort des tranchées

14-18, le sport sort des tranchées

Détail

On connaissait les dégâts faits par la Grande Guerre parmi les gloires sportives de l'époque, mais jamais n'avait été étudié le rôle de 14-18 dans la diffusion du sport en France. L'auteur montre comment le conflit permit au monde paysan de côtoyer le monde sportif alors incarné par une élite. Ce fut aussi l'occasion de fréquenter les Britanniques, à la base de l'idée moderne du sport.

On apprendra que c'est pour lutter contre l'ennui que les autorités militaires eurent l'idée de distribuer des ballons de foot et de rugby aux Poilus. On découvrira aussi combien 14-18 contribua à faire éclore le sport fémiin et bien sûr le handisport, né du terrible bilan du conflit.

Pour les Poilus, souvent issus du monde rural, ces séances bien plus ludiques que les man uvres furent l'occasion de toucher pour la première fois un ballon de foot ou de rugby. Parfois de découvrir l'idée même du sport aux côtés de leurs frères d'armes britanniques ou américains.

Le sport se mit aussi directement au service de la guerre à travers les épreuves de lancer de grenades, l'action des Corps francs ou celle des groupes de Chasseurs cyclistes. 14-18 contribua de plus à l'éclosion du sport féminin et du handisport, né pour gérer les séquelles laissées par l'effroyable conflit. Que cette longue période de souffrance ait permis au sport de conquérir les couches populaires est un des plus surprenants héritages de la Première Guerre mondiale. L'École de Joinville, formatrice de moniteurs d éducation physique, fit office de creuset pour sa propagation. Une galerie de portraits d athlètes tombés au front complète ce travail de mémoire qui dresse en ultime hommage une liste de 424 champions morts durant la Grande Guerre.

Vidéo Être reconnaissant après la Grande Guerre. Les monuments aux morts en Haute-Savoie id:yiXbSJhECzE
Vidéo Être reconnaissant après la Grande Guerre. Les monuments aux morts en Haute-Savoie id:I1PvriK8vfI

Michel Merckel • Le Pas D'oiseau — 2013

Les Mémoires du curé du maquis de Glières

Les Mémoires du curé du maquis de Glières

Détail

Rentré de déportation au printemps 1945, il reprend son ministère au Petit-Bornand et publie ses mémoires en 1946, avec des moyens techniques très limités, sous le titre "Mémoire du curé du maquis de Glières". Il est fréquemment sollicité à titre officiel ou privé, dans les années suivant la fin de la guerre, pour apporter son témoignage sur le rôle joué par différentes personnes impliquées dans les événements du début de 1944 sur le plateau de Glières.

Jean Truffy a été membre de l'association des rescapés des Glières.Il est décédé en Haute-Savoie le 18 septembre 1958. Dans son livre Mémoires du curé du maquis de Glières (1950), Jean Truffy se refuse à décrire les « événements de Glière », laissant aux historiens le soin de le faire. Il juge que la description de sa « simple » collaboration au maquis suffit, hors de toute gloire.

Ce livre dénonce également l’agissement de « certains individus » que le chanoine Jean-Marie Desgranges décrit dans son livre « Les crimes masqués du résistantialisme ».

Cet ouvrage reproduit en outre, en traduction et copies conformes, les télégrammes allemands du 11 février 1944 à 22 h 25 au 21 avril 1944 à 22 h 40 concernant Glières et ses événements.

Michel Germain écrit à propos de ce livre : « Le curé était au cœur des événements, et comme il avait fait profession de résister, il les vit de l'intérieur. […] Ce livre est un excellent témoignage d'un homme engagé. »

" Beaucoup d'entre mes lecteurs s'attendent peut-être en ouvrant ce livre intitulé : Les Mémoires du Curé du Maquis à n'y trouver que dithyrambes à la Gloire de la Résistance et imprécations contre ceux qui n'y ont pas participé.

Qu'ils se rassurent… En tant que Prêtre, je ne crois pas être sorti de mon rôle en me dévouant à tous et en m'efforçant de servir ainsi de mon mieux mon Pays en aidant ses enfants qui se cachaient pour échapper à l'ennemi ou qui travaillaient à libérer leur Patrie… " —Jean Truffy.

Jean Truffy • Atra - Nouvelle édition (1 janvier 1979)

Glières, mars 1944 : une grande et simple histoire

Glières, mars 1944 : une grande et simple histoire

Détail

Le grand livre des Glières. La Bataille de Mars 44 sur le plateau des Glières. Premier moment de la libération de la France en lutte contre l'occupant nazi. Monument et moment national consacré par le Général De Gaulle et André Malraux. " Je parle au nom des Associations de Résistants de Haute-Savoie et de l'ordre de la Libération. En mémoire du général de Gaulle, pour les survivants et pour les enfants des morts."

Lorsque Tom Morel eut été tué, le maquis des Glières exterminé ou dispersé, il se fit un grand silence. Les premiers maquisards français étaient tombés pour avoir combattu face à face les divisions allemandes avec leurs mains presque nues, non plus dans nos combats de la nuit, mais dans la clarté terrible de la neige. Et à travers ce silence, tous ceux qui nous aimaient encore, depuis le Canada jusqu'à l'Amérique latine, depuis la Grèce et l'Iran jusqu'aux îles du Pacifique, reconnurent que la France bâillonnée avait au moins retrouvé l'une de ses voix, puisqu'elle avait retrouvé la voix de la mort.

L'histoire des Glières est une grande et simple histoire, et je la raconterai simplement. Pourtant, il faut que ceux qui n'étaient pas nés alors - et depuis, combien de millions d'enfants ! - sachent qu'elle n'est pas d'abord une histoire de combats.

Le premier écho des Glières ne fut pas celui des explosions. Si tant des nôtres l'entendirent sur les ondes brouillées, c'est qu'ils y retrouvèrent l'un des plus vieux langages des hommes, celui de la volonté, du sacrifice et du sang. " Peu importe ce que fut dans la Grèce antique, militairement parlant, le combat des Thermopyles. Mais dans ces trois cents sacrifiés, la Grèce avait retrouvé son âme et pendant des siècles, la phrase la plus célèbre fut l'inscription des montagnes retournées à la solitude, et qui ressemblent à celles-ci : "Passant, va dire à la cité de Sparte, que ceux qui sont tombés ici sont morts selon sa loi

Michel GERMAIN • La Fontaine de Siloé — 2008

Livre d'or de l'École Nationale d'Horlogerie de Cluses

Livre d'or de l'École Nationale d'Horlogerie de Cluses

Détail

L'Association Amicale des Anciens Elèves de l'École Nationale d'horlogerie de Cluses a fait ériger, par souscription, dans le grand vestibule d'entrée de l'École, une superbe plaque de marbre blanc, artistiquement encadrée, rehaussée de bronze, sur laquelle sont inscrits les noms de 105 Élèves et Anciens Elèves Morts pour la France de 1914 à 1918 ainsi que l'édition d'un livre d'or…

l'École Nationale d'Horlogerie de Cluses • École Nationale d'Horlogerie de Cluses - 1923

1944 La drôle de guerre – Hommage aux combattants Engagés au service de la France

1944 La drôle de guerre – Hommage aux combattants Engagés au service de la France

Détail

En 2019, le Souvenir Français a décidé de mettre en valeur les combattants « Morts pour la France » en 1939, à l’occasion du 80e anniversaire de cette année où les combattants attendaient l’arme au pied.

Le concept en fut simple :

  • Demander à chaque Délégué Général de choisir un combattant lié à l’histoire du département et de l’année dont on rappelle l’anniversaire,
  • Privilégier un combattant inhumé dans une tombe familiale,
  • Rédiger un texte de présentation du destin du combattant choisi,
  • Publier ce texte dans un numéro spécial de la revue du Souvenir Français,
  • Enfin, organiser un geste mémoriel sur la tombe du combattant choisi.

Depuis 2019, six hors-séries de la revue du Souvenir Français ont été publiés. 108 destins ont été mis en lumière dans la revue consacrée aux « 100 de 1944 ».

En octobre et novembre 2024, de nombreux gestes mémoriels seront organisés.

Le Président Général se rendra le 20 octobre à Québriac (35) afin de se recueillir sur la tombe de Marie-Ange Thé, résistante à qui la mention « Mort pour la France » a été accordée le 26 mars 2024.

Il se déplacera également à Bagneux (92) rendre hommage à Claude Kieffer. Alors que le père est connu et honoré, le fils « Mort pour la France » le 25 août 1944 méritait d’être sorti de l’anonymat.

SF. • Le SF – 2024

1944 — année terrible - hommage aux force de la libération de la Haute-Savoie

1944 — année terrible - hommage aux force de la libération de la Haute-Savoie

Détail

1944 : Le zénith de la radicalisation politique de l’Europe est atteint avec la fin de la Seconde de guerre mondiale. Les millions de morts, la violence meurtrière, le racisme, la xénophobie, la haine, l’intolérance ont mené le monde à sa perte. La Haute-Savoie sera le seul département de France métropolitaine entièrement libéré, dans la douleur de la guerre civile, par la force des héros de la Résistance.

Aussi, quand les cloches de la Libération sonnent à toute volée la fin de cette guerre maudite, les populations retrouvent le sourire, l’espérance d’une vie meilleure pour leurs enfants. Tous ont cru à un monde plus juste, à un monde de tranquillité, de paix et d’amour… Michel Germain nous livre ici son analyse généreuse de ces temps troublés où les communautés se déchirent jusqu’à la Libération finale. Un message de paix et d’espoir qui porte jusqu’à nos jours, pour que l’histoire ne se répète pas.

Michel GERMAIN • La Fontaine de Siloé — 2019

Les sauveteurs de l'ombre en Haute-Savoie de 1940-1944

Les sauveteurs de l'ombre en Haute-Savoie de 1940-1944

Détail

Ils ont sauvé des Juifs. C'était en Haute-Savoie, entre 1940 et 1944. Ils n'ont jamais rien demandé ni réclamé ni revendiqué. Ils ont fait leur travail d'homme. C'est tout. Aujourd'hui, grâce à cet ouvrage, les voilà enfin sortis de l'ombre.

Michel GERMAIN • La Fontaine de Siloé — 2011

Nous soutenir

Soutenir le Souvenir Français (74)
Le Souvenir Français œuvre pour que vive la mémoire de notre Nation au travers de trois grandes actions :
  • 1

    La sauvegarde de la totalité des tombes des combattants Morts pour la France et éviter que tous les jours les restes de combattants rejoignent les fosses communes municipales suite à des sépultures tombées en déshérence.

  • 2

    Le maintien des cérémonies patriotiques locales aux coté des grand date nationale et ce,bien que le nombre d’anciens combattants diminuent chaque année.

  • 3

    Le développement des voyages mémoriels afin qu’aucun enfant de France ne quitte sa scolarité sans avoir découvert un lieu de notre mémoire nationale ou participer à une commémoration.

Pour atteindre ces objectifs,nous avons besoin de vous !