Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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L’histoire de la libération de Saint-Julien-en-Genevois est singulière et symbolique : Elle fût la première ville libérée par les armes de Haute-Savoie. Cette libération n'est pas due à l’intervention directe de forces extérieures mais aux résistants du territoire qui lancèrent l’attaque le 16 août 1944 au petit matin, le lendemain du débarquement allié en Provence dans un contexte où la violence de l’occupant devenait intenable aux abords des frontières.[/p]
Lieutenant au 27ème BCA d'Annecy, il poursuit sa carrière militaire jusqu'en 1942 puis dès novembre il met sur pied un mouvement de résistance armée dans la région du Genevois et noue des contacts avec Marcel Fivel qui deviendra son adjoint et avec Robert Gassilloud en vue de la création de l'AS sur la Semine. Véritable chef de guerre, il constitue 3 compagnies sédentaires - Saint-Julien avec Fivel, Frangy avec Clopet, Cruseilles avec Lavorel - il réorganise la douane sous les ordres du Brigadier Regard - il constitue des groupes dans la gendarmerie pour participer au service du renseignement. D'ailleurs dans toutes les administrations, des agents participent au renseignement - il met sur pied 6 groupes francs mobiles qui sillonnent le secteur Eloise, Seyssel, Frangy, Malpas, Cruseilles, Le Châble. Ces groupes ont pour mission des coups de main sur les marchandises pour le ravitaillement du maquis - des coups de main sur le personnel et le matériel ennemis - la lutte contre la Gestapo et la Milice. En résumé ce sont 600 hommes qui sont aptes à prendre les armes dès que l'ordre en sera donné et Ruche alerte sans cesse sur le manque criant de matériel et d'armes. Lieutenant au 27e BCA, il poursuit sa carrière militaire jusqu'en 1942 puis dès novembre il met sur pied un mouvement de résistance armée dans la région du Genevois et noue des contacts avec Marcel Fivel qui deviendra son adjoint et avec Robert Gassilloud en vue de la création de l'AS sur la Semine. Véritable chef de guerre, il constitue 3 compagnies sédentaires - Saint-Julien avec Fivel, Frangy avec Clopet, Cruseilles avec Lavorel - il réorganise la douane sous les ordres du Brigadier Regard - il constitue des groupes dans la gendarmerie pour participer au service du renseignement. D'ailleurs dans toutes les administrations, des agents participent au renseignement - il met sur pied 6 groupes francs mobiles qui sillonnent le secteur Éloise, Seyssel, Frangy, Malpas, Cruseilles, Le Châble. Ces groupes ont pour mission des coups de main sur les marchandises pour le ravitaillement du maquis - des coups de main sur le personnel et le matériel ennemis - la lutte contre la Gestapo et la Milice. En résumé ce sont 600 hommes qui sont aptes à prendre les armes dès que l'ordre en sera donné et Ruche alerte sans cesse sur le manque criant de matériel et d'armes.

C’est dans l’unité que les différents courants de résistance passèrent à l’attaque sous le commandement de Pierre Ruche.

Les forces ennemies étaient retranchées dans les hôtels de la commune. Pendant 12 heures, les tirs nourris, le bruit des grenades, marquèrent Saint-Julien au fer rouge. Les combats furent rudes à l’Hôtel Bellevue situé près de la douane de Perly. Les allemands finirent par se rendre après qu’Édouard Borgognon eut mis le feu au rez-de-chaussée.

La Kommandantur était barricadée à l’Hôtel de France. Les résistants essuyaient les ripostes violentes des allemands qui refusaient de se rendre. Guy Bouchet jeune résistant du corps franc breton y perdit la vie.

Pour limiter les pertes, il fût décidé de menacer l’occupant d’abattre les cinq gardes-frontières allemands faits prisonniers à la douane. Le camp ennemi se rendit alors.

A 17 heures, le 16 août 1944, Saint-Julien retrouva sa liberté.

Mais les résistants eux ne prirent pas le temps de célébrer cette victoire, ils partirent immédiatement donner main forte à leurs camarades dans les autres communes du département.

Abnégation, sens du sacrifice, courage et opiniâtreté, des femmes et des hommes si jeunes pour certains menèrent une longue bataille contre l’innommable et l’insoutenable. La libération de notre Commune fût possible grâce à l’organisation de la résistance pendant les années les plus sombres : un engagement dans l’ombre où la vie ne prenait sens qu’à l’aune de la nécessaire liberté à retrouver. « Vivre libre ou mourir » !

Sabotages, passages clandestins, informations secrètes qui transitaient par les agents de liaison – Autant d’actes héroïques qui rythmèrent le quotidien de notre commune pendant les années de guerre, dans le silence et sous le manteau.

Parmi ces tout jeunes gens héroïques, qui ont su dire non à l’exaction, non à l’arbitraire, non à la privation de la liberté, non à l’avenir dans la nuit : Atry, Bouchet, Chapoulade, Cons, Delcour, Dufour, Duparc, Echasson, Falda, Fivel, Haag, Hurault, Lacroix, Ladoy, Mathieu, Mégevand, Rosay, Ruche, Schmidt et bien d’autres restés dans l’ombre.

Dès mars 1943, Jacques Pinsard pris contact avec le poste de commandement de Pierre Ruche. Il n’avait que 16 ans. Il fût agent de liaison en mission avec Melchior de Cruseilles et le corps franc dirigé par Boitard à Dingy-en-Vuache.

Le 6 juin 1944, il fût nommé agent de liaison attaché au PC de Ruche pour les camps de Vuache et du Mont Sion. Il participa aux opérations de parachutage des Glières et à la libération de Saint-Julien. Il continua ses missions dans le secteur de Gex du 17 au 20 août 1944.

Il fût ensuite affecté au bataillon Vincent, en protection de la Sous-Préfecture de Saint-Julien occupée par la résistance sous la direction de Paul Aubry puis de Marcel Rizet, puis du nouveau Sous-Préfet. Puis il rejoignit une unité d’aviation en novembre 1944.

Lieux de mémoire

Mémorial

Valleiry — Mémorial Fraco-Suisse Résistance-Liberté

Le mémorial franco-suisse Résistance-Liberté de Valleiry est un appel à la résistance. Le jeune homme aux mains nues, soutenu par une femme, évoque le courage et la liberté face à l’oppression symbolisée par un roc menaçant. Sur le monument, deux plaques sont posées : l’une est un hommage à la Résistance transfrontalière, et en souvenir des évènements du 16 août 1944. L’autre est à la mémoire du commandant Pierre Ruche, chef de secteur de l’Armée secrète du capitaine William Jacquart.

En mémoire de

Pierre Ruche

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  • 3

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