Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Vive émotion à l’École militaire de haute montagne

Vendredi 1 mars 2013 — Souvenir Français — Chamonix 
Vive émotion à l’École militaire de haute montagne

L’émotion était vive hier à l’EMHM, qui a perdu mercredi deux de ses membres dans un accident en montagne. En soirée, l’école a mis en ligne sur son site internet la biographie des deux sous-officiers.

On y apprend que le sergent-chef Maxime Tirvaudey était âgé de 26 ans, natif d’Amiens. Issu de la section d’éclaireurs de montagne n°68 de l’EMHM, il avait rejoint le 7e B.C.A. de Bourg-Saint-Maurice.

Projeté en République de Côte d’Ivoire en 2007, il avait reçu un témoignage de satisfaction du chef d’état-major des Armées.

En août 2012, il fut affecté à l’EMHM, où il intégra la direction des stages en tant qu’instructeur montagne. Chef de détachement de haute montagne et aspirant guide depuis 2013, il poursuivait sa formation et préparait les stages finaux du cursus de guide de haute montagne.

Humble et enthousiaste, ce sous-officier exemplaire savait susciter l’adhésion et la confiance de ses hommes. Sportif et montagnard accompli, il avait été tout naturellement muté à l’EMHM. Il a servi la France pendant sept ans et demi.

L’adjudant-chef Bruno Delobel était passé par le 27e B.C.A. d’Annecy

Âgé de 40 ans, l’adjudant-chef Bruno Delobel était natif de Liévin (Pas-de-Calais). Il s’était engagé à l’école d’application de l’infanterie de Montpellier en 1992. Après sa formation, il fut affecté au 27e BCA d’Annecy en tant que chef de groupe. En 2000, il rejoignit le 7e BCA de Bourg-Saint-Maurice. Deux ans plus tard, il intégrait le groupe commandos montagne du 7e BCA et devenait chef d’équipe en 2003. En juillet 2008, il fut muté à la direction des stages de l’EMHM en tant qu’instructeur montagne puis chef de stage.

Moniteur guide militaire en 2007, il débuta la formation de guide de haute montagne en 2011. Aspirant-guide depuis 2013, il poursuivait sa formation et préparait les stages finaux du cursus de guide de haute montagne.

Professionnel reconnu par ses pairs dans son domaine de prédilection, il était apprécié de tous pour ses qualités humaines et professionnelles. Sous-officier expérimenté, calme et franc, il avait la confiance de ses chefs et de ses subordonnés.

Il était titulaire de deux citations, dont une à l’ordre de la brigade avec attribution de la valeur militaire avec étoile de bronze. Il était marié et père de deux enfants.

L’enquête du PGHM en cours

L’adjudant-chef Bruno Delobel et le sergent-chef Maxime Tirvaudey effectuaient mercredi une course d’entraînement pour préparer la liste des courses obligatoires à qui veut obtenir le Brevet d’État de guide de haute montagne, lorsqu’ils ont trouvé la mort dans des circonstances encore inconnues. L’accident s’est produit dans le couloir est du Grand Gendarme d’Envers du Plan.

Vidéo Vive émotion à l’École militaire de haute montagne id:0AsSys8Ed0w▶
Vidéo Vive émotion à l’École militaire de haute montagne id:lyAAGsGnWaI▶

Le PGHM de Chamonix devait se rendre hier matin sur les lieux de l’accident qui a coûté la vie aux deux alpinistes. À cause d’un vent fort, la sortie a été reporté.

Pauline MOISY, 01 mars 2013
Lieu de mémoire en lien :
 Stèle EMHM

Stèle EMHM

Détail

Créée en 1932, l’École Militaire de Haute Montagne (EMHM) est la première institution au monde dédiée à la formation des cadres des troupes de montagne. En 2012, elle a intégré la prestigieuse 27e Brigade d’Infanterie de Montagne, renforçant son rôle au sein des forces armées françaises. Les stèles hommage aux militaires de l’EMHM tombés pour la France ou ayant perdu la vie en montagne, perpétuant ainsi le souvenir de leur courage et de leur dévouement.

Lieu : Chamonix

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23 octobre 1983 : l’attentat du Drakkar, 43 ans après

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