Le Souvenir Français
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Rencontre Film cette lumière n'est pas celle du soleil à Villard ( 25 avril 2024)

Ce film documentaire n’est pas une leçon d’Histoire, il s’agit là d’un partage de souvenirs, et d’émotions. Tour à tour, interrogés dans leur salons, d’anciens résistants se livrent devant la caméra de Bernard Favre

Ce film documentaire n’est pas une leçon d’Histoire. Il s’agit là d’un partage de souvenirs, et d’émotions. Tour à tour, interrogés dans leur salons, d’anciens résistants se livrent devant la caméra de Bernard Favre. (Séance en présence de Bernard Favre, réalisateur du film).

Comme disait Lucie Aubrac, « il faut savoir désobéir »

Aux heures les plus sombres de notre histoire, alors que les ténèbres de la barbarie nazie semblent recouvrir inexorablement la France, des hommes et des femmes, un à un se lèvent, brandissant le flambeau de la liberté. Gueux minoritaires, avant-garde d’une population souvent résignée ou terrifiée, ils sont l’honneur d’un peuple dont ils sont le phare. Ils sont cette lumière qui brille dans la nuit, annonciatrice des lueurs de l’aube. Écoutons-les.

22 septembre 1944. 6 miliciens sont condamnés à mort par une cour martiale et fusillés le jour même. Les avis sont contradictoires. La population réclame le châtiment. Des Résistants se refusent à cette extrémité. Pendant les 4 ans écoulés, ils ont découverts la faim, la peur, la fraternité, parfois le désespoir, le meurtre. Et la mort.

70 ans après qu’en disent-ils ? Comment parlent-ils de ce qu’ils ont enduré ? Au seuil de leur mort, leur langue se délie. Ce qui a été si dur à dire pendant tout ce temps, aujourd’hui ils acceptent de le confier. Pas de risque de mettre une relation affective en danger. Alors, ils ont parlé. Chez eux. Devant un buffet de cuisine ou de salon qui en dit beaucoup sur ce qu’ils sont devenus.

Le tour de force de Bernard Favre est de libérer les paroles. La caméra est oubliée. La proximité s’installe, comme si on était nous aussi installés dans le salon, à écouter un vieux parent qui se mettrait à raconter ce que ses propres enfants n’ont peut-être jamais osé demander, parce que le silence après la guerre a été parfois le seul moyen de recoudre les plaies…

La peur, la jeunesse, l’insouciance et le courage, le danger, la sauvagerie, la délation, la mort… Tous les thèmes sont abordés, rythmés par des images d’archives amateurs récupérées et remises en état par la Cinémathèque des Pays de Savoie et de l’Ain.

Avec de l’humour, les yeux pleins d’histoires, de la nostalgie parfois, les maquisards se rappellent, et nous interpellent. Parce que ceux-là ont fait le choix d’entrer en résistance, de désobéir devant l’inadmissible, leurs vies ordinaires sont devenues extraordinaires.

On retiendra la question de l’engagement. Se lever contre le fascisme alors qu’on a à peine 20 ans, l’indignation et la révolte comme seules motivations. Ce partage d’expériences vécues entre douloureusement en résonnance avec l’actualité.

Il s’agit de se souvenir de l’horreur pour ne pas oublier la paix. Comprendre qu’il en a fallu du courage pour résister, puis continuer à vivre parce qu’on est toujours debout. Et rappeler à tous que l’on n’est pas au cinéma.

Séance prévue le samedi 25 avril 2024 à 20H30

Cinéma La trace à Villard
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