Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Bonneville — Angèle Nicollet, grande dame de la Résistance

30046,Le retour d'Angèle Nicollet le 5 juin 1945 en gare de Thonon : Angèle Nicollet à gauche, Jules Nicollet 2eme à droite, au premier plan leur fille Françoise.,

Peu de livres sur la Résistance et la Libération parlent des femmes. Elles ont pourtant eu un rôle important, qu’elles ont rempli avec courage, voire héroïsme. Angèle Nicollet est l’une d’elles.

En 1940, elle a 46 ans, mariée et mère de cinq enfants. Convaincue par Albert Lapraz d’entrer dans la Résistance, elle s’engage avec son mari, Jules Nicollet, organisant les réseaux, communiquant par radio avec Londres, réceptionnant les parachutages. La maison de la rue des Charmilles devient boite aux lettres, station de radio, point de ralliement, centre d’hébergement des personnes traquées par les autorités d’occupation.

Qui peut s’en prendre à une mère de famille ?

Angèle Nicollet les accueille comme des amis, partageant la vie de la famille, et organise les passages vers la Suisse ou le maquis, sans oublier les détails : des vêtements convenables, un pécule pour ceux qui passent en Suisse afin d’éviter l’arrestation en état de vagabondage. Au début du printemps 1944 le danger se rapproche. Jules Nicollet passe la frontière, l’émetteur radio est évacué. Angèle reste confiante : qui pourrait s’en prendre à une mère de famille ?

Le 27 avril 1944 la Gestapo arrive. Ses enfants la voient partir emmenée par deux policiers, le visage en sang. Au cours des journées d’interrogatoires, qu’elle subit ensuite à l’hôtel PAX d’Annemasse, elle impressionne par son calme, sa dignité. De Romainville, elle est transférée d’abord à la prison de Neue Brem à Saarbrücken (Allemagne), puis direction Ravensbrück (Allemagne), où elle arrive le 23 juin.

En mars 45, devant l’avancée des alliés, le commandement du camp prit peur et décida l’évacuation, après avoir “éliminé” un grand nombre de déporté.

Une femme au visage émacié

Un soir Angèle perdit espoir : « C’est fini, demain je ne me relèverai pas. J’avais tant espéré, je ne reverrai jamais mes enfants, ni la France. » Au cours de la nuit elle eut un rêve : la sensation qu’une main se posait sur son épaule et une voix lui disait : « Fortifie-toi et prends courage », une phrase de l’apôtre Saint-Paul qu’elle avait lue dans son enfance.

Elle retrouva l’énergie pour continuer la route, jusqu’au 8 mai, où des soldats de l’armée russe les libérèrent aux environs de Prague elle ne pesait plus que 39 kilos. À Thonon, le 12 avril, sur la foi d’un témoignage erroné on l’avait cru morte et un service religieux avait été organisé à sa mémoire.

Le dimanche de la fête des mères, arrive un télégramme posté de Thionville annonçant son retour. Le 5 juin, elle est accueillie à la gare de Thonon par sa famille et Albert Lapraz.

À la différence de ses sœurs aînées, son fils Guy, âgé alors de 8 ans, avoue : « Je ne l’ai pas reconnue cette femme au visage émacié, à la peau rugueuse comme du cuir, ce ne pouvait pas être la maman à la peau si douce qui avait été emmenée quatorze mois plus tôt. »

Jusqu’à son dernier souffle, à l’âge de cent ans, elle a gardé des liens indissolubles avec toutes celles avec qui elle a partagé la souffrance et l’espoir. « C’était plus qu’une amitié, une fraternité plus forte que tout », ajoute Guy. En hommage, la ville de Bonneville a décidé de donner les noms Angèle Nicollet et Jules Nicollet à la nouvelle école de la commune, qui ouvrira ses portes à la rentrée de septembre.

Gabriel MOTTE, 16 août 2018
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