Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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81e anniversaire des combats du Plateau des Glières

Le 8 septembre 1943 les troupes d’occupation allemande investissent la Haute-Savoie. Aidées par la milice mise en place par Vichy, elles vont faire preuves d’une extrême violence envers la population en représailles aux actes de guérilla développés par la Résistance dans le département. La Haute-Savoie est mise en état de siège à partir du 31 janvier 1944.

Le 8 septembre 1943 les troupes d’occupation allemande investissent la Haute-Savoie. Aidées par la milice mise en place par Vichy, elles vont faire preuves d’une extrême violence envers la population en représailles aux actes de guérilla développés par la Résistance dans le département. La Haute-Savoie est mise en état de siège à partir du 31 janvier 1944.

Sur le plateau des Glières, des militaires démobilisés du 27e bataillon de chasseurs alpins (27e BCA), des réfractaires au service du travail obligatoire (STO), des républicains espagnols, des hommes de toutes conditions et de tous bords vont se regrouper afin de former une entité prête à se battre contre l’occupant.

Parachutage des Glières

La région fait l’objet de toutes les attentions de Londres et de la France Libre. Convaincus du potentiel militaire de cette résistance, les alliés vont donner à ces hommes les moyens nécessaires, grâce à des parachutages massifs, pour former de véritables maquis.

Vidéo 81[e]anniversaire des combats du Plateau des Glières id:2uZtxAanE8E

Le maquis du plateau des Glières — SGA du ministère des Armées

Face aux actions de plus en plus osées des résistants, l’occupant cherche à reprendre le contrôle du département. Le 26 mars 1944, la 157e  division de la Wehrmacht, soutenue par la milice, investit le plateau des Glières. Après de violents combats, l’ordre de dispersion est donné aux maquisards afin d’éviter la destruction totale du maquis. Plus d’une centaine d’entre eux laisseront leur vie dans cette bataille. Malgré tout, le maquis se reformera et prendra une part active dans la libération du département.

Maquisards des Glières

Le 1er  août 1944, 36 avions américains larguent des centaines de containers qui vont s’éparpiller sur le plateau des Glières. Grâce à cet apport d’armes, la libération du département commence à s’organiser.

Le vendredi 11 août, la mobilisation générale est lancée par les FFI. Le débarquement de Provence entre dans sa phase active le 15 août et la Résistance en profite pour harceler encore un peu plus l’occupant.

Raymond Perrillat, photographe maquisard originaire du Grand-Bornand, rejoint le maquis des Glières en 1943, à l’appel de Tom Morel. Pendant des mois, il capture le quotidien de sa section et celui des maquisards qui luttent contre l’occupant allemand : veillées, entraînements des compagnies, parachutages, postes de guets, prises d’armes…

Vidéo 81[e]anniversaire des combats du Plateau des Glières id:6eJvW0HZtFs

Les photos de Raymond perrillat — SGA du ministère des Armées

Dès le 1er  avril 1944, dans une prairie bordant la route à la limite des communes de Thônes et de la Balme-de-Thuy, sont inhumés les maquisards tués à proximité du plateau. Louis Haase, maire de Thônes, s’est opposé fermement à l’ouverture d’une fosse commune pour ces morts par l’occupant.

À la libération, les rescapés des Glières, et en premier lieu Julien Helfgott, vont s’employer à faire de Morette le lieu d’inhumation de la plupart des maquisards tombés dans le secteur des Glières. 105 tombes y seront aménagées sous la forme encore visible aujourd’hui.

Le 5 février 1949, le site est reconnu "cimetière militaire national" et en 1984, il devient "Nécropole militaire nationale de Morette". L’État en est propriétaire et sa gestion est assurée par l’ office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG).

Lieux de mémoire en lien :
 Nécropole militaire nationale de Morette

Nécropole militaire nationale de Morette

Détail

Les corps de 105 résistants, principalement des combattants des Glières, sont inhumés au cimetière de Morette dès avril 1944. Inauguré par Vincent AURIOL en 1947, ce cimetière militaire devient la Nécropole nationale des Glières en 1984, classé monument historique en 2015. Il est géré par l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre.

Lieu : La Balme-de-Thuys

 Stèle de Morette aux 28 patriotes

Stèle de Morette aux 28 patriotes

Détail

À l'issue des combats engageant le bataillon des Glières contre une division allemande, 28 patriotes, après avoir été torturés par la Gestapo ont été fusillés en ces lieux. Cette stèle rends hommages à ces maquisards.

Lieu : La Balme-de-Thuy

 Mur du Souvenir de Morette

Mur du Souvenir de Morette

Détail

Monuments aux morts de la Nécropole de Morette. Créé dès avril 1944 pour inhumer les résistants morts au combat, ce cimetière est reconnu en 1949 « Cimetière Militaire national ». En 1984, il devient une Nécropole nationale désormais gérée par l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre. Le mur comporte 151 noms de résitant morts lors des combats des glières.

Lieu : La Balme-de-Thuy

 Stèle histoire de Morette

Stèle histoire de Morette

Détail

Dans la nuit du 27 au 28 mars 1944, après que le capitaine Anjot ait donné au maquis des Glières l’ordre de dispersion, vingt-cinq maquisards, conduits par les lieutenants Bastian et Jourdan, sont pris sous le feu des Allemands dans le défilé de Morette, sur le territoire de la commune de La Balme-de-Thuy. Une dizaine d’entre eux en réchappent. Les blessés et les prisonniers sont exécutés, les corps abandonnés sur place.

Lieu : La Balme-de-Thuy