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Cette démarche novatrice, inscrite dans un cadre régional, ne néglige toutefois aucune échelle d'analyse, des personnes aux groupes sociaux, sans oublier le point de vue institutionnel. Par une approche à la fois militaire, politique, sociale et culturelle, l'auteur saisit d'abord la sensibilité militaire d'individus vivant dans un espace frontalier qui, bien que français depuis peu, n'en est pas moins imprégné d'un patriotisme à la fois catholique et républicain.
Puis, par une analyse renouvelée de l'expérience de guerre des mobilisés, il met notamment en valeur les interactions à l'uvre entre la ligne de front et la zone de l'intérieur. Enfin, les modalités de démobilisation culturelle et de réinsertion sociale de ces hommes devenus des anciens combattants sont explorées de manière très novatrice. Préface de Christian Sorrel.

Sébastien Chatillon • PU Rennes — 2020
À lire sur le site
Articles externes
Dans le cadre de notre mission de mémoire et de transmission, le Souvenir Français de Haute-Savoie, vous propose régulièrement une sélection d’ouvrages incontournables. Ces lectures sont autant de portes ouvertes sur notre patrimoine mémoriel, que nous vous encourageons à découvrir et à partager.

À travers ces pages, les faits relatés sont fidèles à ce que Grégoire Snégaroff a traversé, parfois retranscrits avec un léger décalage chronologique, mais toujours ancrés dans le cadre d’une guerre méconnue. Les personnages, quant à eux, sont des ombres dans ce paysage tumultueux, des figures anonymes dont seul le colonel est esquissé. Lui, malgré l’humour qu’il inspirait, est ici traité avec un profond respect.
Les sources de ce récit sont simples et directes : des notes prises à l’époque, et la mémoire, qui fait revivre ces moments avec une force saisissante. C’est un coin de guerre, une petite fenêtre ouverte sur une réalité perdue dans l’histoire, mais toujours vive dans l’esprit de celui qui l’a vécue
Grégoire Snégaroff — Mai 1988
Grégoire Snégaroff • Editeur inconnu — Mai 1988

L'occupation allemande se fat de plus en plus pesante et de plus en plus meurtrière. Sans aucune retenue la barbarie nazie pille, fusille, torture et embrase nos villages : Bernex, Saint-Eustache, Habère-Lullin, Pax-Hôtel, Savoie-Léman… Que de tristesse et de pleurs dans cette énumération.
Michel GERMAIN • La Fontaine de Siloé — 1995

Modestes ou imposants, ordinaires ou originaux, tous expriment la souffrance individuelle et collective. Mais leurs moyens sont variés et cette variété dessine une géographie des sensibilités politiques et religieuses de la Haute-Savoie contemporaine.
Canton après canton, commune après commune, Christian Sorrel invite avant tout le lecteur à voir les monuments, tout en lui proposant des clés pour les lire. Une manière originale d'appréhender la Grande Guerre en partant du regard des contemporains que la mémoire des combattants, monumentale ou privée, a aidés à survivre et à revivre.
Christian Sorrel • La Fontaine de Siloé - 2014

Durant ces 130 ans, marqués par les deux guerres mondiales, d'innombrables bénévoles ont œuvré pour le Souvenir Français. Ils ont écrit par leur action et leur dévouement l'histoire de l'association. Cet ouvrage présente les portraits des présidents, secrétaires et trésoriers généraux, archivistes, rédacteurs de la revue, et de tant d'autres qui ont concouru à l'œuvre commune. Il rassemble aussi de nombreux documents iconographiques et d'archives, qui témoignent des faits mémorables de la vie de l'association, l'ensemble conférant ces pages la vertu d'un livre d'or.
Après avoir présidé un comité, Jean-Christophe Denis est devenu l'adjoint puis le délégué général du Souvenir Français pour le Loiret il y a 17 ans. Il a acquis une connaissance de la mémoire historique nationale de l'association qu'il a souhaité partager au travers de cet ouvrage. Chevalier de l'ordre national du Mérite, marié, père et grand-père, il a à cœur de transmettre aux générations suivantes les valeurs qu'il défend avec une conviction grandissante depuis soixante ans.
Jean-Christophe Denis • B. Giovanangel — 2017

Un guerre d’attente ou les Français s’habituaient à croire à une “drôle de paix”. Nous avons souhaité rendre hommage à ces combattants oubliés et invisibles. Ils étaient jeunes, souvent célibataires, agriculteurs pour la majorité d’entre eux, leur vie était simple, mais “ils étaient la France”.
SF. • Le SF – 2021

Cette publication est le fruit d'une enquête menée dans les Archives départementales et communales et d'une campagne photographique sur le terrain. Il permet de situer les monuments sur le territoire, de se documenter sur leur auteur, leur financement (coût total, financement de la commune, subvention de l'Etat, souscription publique), le calendrier de leur réalisation (date de décision et date d'approbation du projet), les inscriptions et le nombre de noms qui y figurent, les éventuelles polémiques qui ont émaillé leur construction, du choix de l'emplacement à celui de l'inscription, jusqu'à l'inauguration en grande pompe. En analysant leur composition et leurs symboles, nous apprenons à regarder d'une oeil neuf les monuments aux morts et le phénomène commémoratif auquel ils participent.
Archives départementales • Haute-Savoie - 2014

D'autres, plus tard, ont intégré les unités de l'armée d'Afrique qui out repris le combat après le débarquement anglo-américain du novembre 1942. D'autres encore, arrêtées, ont continué de résister dans les prisons, les camps d'internement comme dans les camps de concentration. Quelle que soit leur fonction dans la Résistance, elles ont encouru les mêmes dangers que les hommes.
Cet ouvrage, fruit d'un colloque qui s'est déroulé à Berlin du 8 au 10 octobre 2001, a pour ambition de restituer ce que fut le combat des femmes allemandes et françaises en France pendant la Deuxième Guerre mondiale.
▶Mechtild Gilzmer, Stefan Martens, Christine Levisse-Touzé • Tallandier — 2003

Rien ne peut faire oublier qu’il s’agit bien d’une guerre civile. Une fois chassé l’Occupant nazi, l’heure de vérité a sonné. La « saison des loups » s’achève par les temps forts de l’Épuration. Sur Le Grand-Bornand, 76 miliciens vont être fusillés le 24 août, condamnés par une cour martiale, hâtivement constituée. L’Histoire a tranché ? Non ! Car depuis ce procès emblématique, des forces obscures œuvrent à ressusciter les fantômes de Vichy, de la Collaboration. Comme un travail de mémoire mené à l’envers ? Pour soulever le linceul sur un cortège de gisants enterrés à la va-vite dans un cimetière de miliciens… Quelques croix parsemées sur un coin de prairie pour ceux qu’on voulait croire ensevelis pour l’éternité dans l’immense nuit noire de la Milice.
Michel GERMAIN • La Fontaine de Siloé — 2012

Lorsque Tom Morel eut été tué, le maquis des Glières exterminé ou dispersé, il se fit un grand silence. Les premiers maquisards français étaient tombés pour avoir combattu face à face les divisions allemandes avec leurs mains presque nues, non plus dans nos combats de la nuit, mais dans la clarté terrible de la neige. Et à travers ce silence, tous ceux qui nous aimaient encore, depuis le Canada jusqu'à l'Amérique latine, depuis la Grèce et l'Iran jusqu'aux îles du Pacifique, reconnurent que la France bâillonnée avait au moins retrouvé l'une de ses voix, puisqu'elle avait retrouvé la voix de la mort.
L'histoire des Glières est une grande et simple histoire, et je la raconterai simplement. Pourtant, il faut que ceux qui n'étaient pas nés alors - et depuis, combien de millions d'enfants ! - sachent qu'elle n'est pas d'abord une histoire de combats.
Le premier écho des Glières ne fut pas celui des explosions. Si tant des nôtres l'entendirent sur les ondes brouillées, c'est qu'ils y retrouvèrent l'un des plus vieux langages des hommes, celui de la volonté, du sacrifice et du sang. " Peu importe ce que fut dans la Grèce antique, militairement parlant, le combat des Thermopyles. Mais dans ces trois cents sacrifiés, la Grèce avait retrouvé son âme et pendant des siècles, la phrase la plus célèbre fut l'inscription des montagnes retournées à la solitude, et qui ressemblent à celles-ci : "Passant, va dire à la cité de Sparte, que ceux qui sont tombés ici sont morts selon sa loi
Michel GERMAIN • La Fontaine de Siloé — 2008

La sauvegarde de la totalité des tombes des combattants Morts pour la France et éviter que tous les jours les restes de combattants rejoignent les fosses communes municipales suite à des sépultures tombées en déshérence.
Le maintien des cérémonies patriotiques locales aux coté des grand date nationale et ce,bien que le nombre d’anciens combattants diminuent chaque année.
Le développement des voyages mémoriels afin qu’aucun enfant de France ne quitte sa scolarité sans avoir découvert un lieu de notre mémoire nationale ou participer à une commémoration.