Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Seguin Auguste Claudius

Résistant — Mort En action

MAQUIS : — Camp de Verchaix — Maquis de Platé
Jeanne Rose Tavernier, épouse de Claude Seguin, met au monde dans le second arrondissement de Lyon (Rhône) le jeune Auguste le 22 octobre 1921. Le père étant facteur des Postes Télégraphes et Téléphone à La Verpillère (Isère), c'est là que vit toute la famille. Auguste est élève gendarme à l'école de Police et de Gendarmerie de Valence lorsqu'il décide de gagner les maquis de Haute-Savoie au printemps 1943, avec son frère.

On les retrouve dans le maquis de la vallée du Haut-Giffre, au camp de Verchaix. Ce regroupement ayant été la cible d'attaques italiennes, les responsables de l'Armée Secrète, Paul Métral en tête, décident de rassembler les jeunes et de les regrouper sur le Désert de Platé.(Maquis de Platé).

Ce camp est attaqué, le mardi 6 juin 1943, par des troupes d'occupation italiennes du bataillon Val Toce, à la suite d'une dénonciation d'un ressortissant italiens vivant à Sallanches. Au moment de l'attaque, les Italiens ouvrent le feu sur les jeunes désarmés qui tentent de s'enfuir vers le col de la Portette. Le tir de barrage sur le col est nourri.

Tout à coup «Auguste s'écroule, tué sur le coup, m'a confirmé Paul Métral. Il était de popote. C'est lui qui m'avait servi le jus le matin même. Il était monté avec son frère Joseph Seguin ». Plusieurs jeunes sont faits prisonniers et embarqués par les Italiens, qui les traduiront devant le tribunal militaire de la 4e Armée installé à Breil-sur-Roya (Alpes Maritimes occupées).

Les Italiens sont accusés par les populations d'avoir maltraité le cadavre d'Auguste, à tel point que le préfet Trémeau écrit au lieutenant-colonel italien Notari : « la tête du cadavre brinquebalait à l'extérieur du véhicule… Les soldats chantaient à tue tête, sans respect pour le mort qu'ils transportaient scandalisant la population sur le passage… » Les Italiens répondront par trois lettres apocryphes de Paul Métral, Pierre Clavel et Roger Ley (tous trois prisonniers) rassurant le préfet. À noter que Noël Baudin, grièvement blessé est envoyé à l'hôpital militaire 174 de Grenoble, où il décedera. Quant à Auguste Seguin, l'acte de décès précise qu'il est « le 8 juin 1943, 6 heures quinze, décédé à l'hôtel du Mont-Joly à Sallanches déclaration de Mario Michelini, 28 ans, capitaine commandant les troupes d'opération italiennes à Sallanches et domicilié dans cette commune…»

Auguste Seguin est reconnu « Mort pour le France », mention faite à Sallanches le 14 aout 1948. Il figure sur le monument aux morts de Passy, (avec le prénom d'Albert et la mention « maquis de Platé ») Son frère est fait prisonnier et emmené à Breil-sur-Roya pour être jugé avec les 26 autres détenus.

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