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Eugène Marquet, prêtre depuis 1893, arrive comme vicaire à la paroisse Saint-André d’Annemasse en 1897 et succède au curé Grillet en 1906.
Particulièrement actif, il connaissait parfaitement la ville et les habitants. Au mépris du danger, il était toujours prêt à aider et trouvait toujours un logis pour les Juifs qui, individuellement ou en groupes, avaient recours à lui. Quand il ne pouvait les placer chez des paysans des environs, avec l'aide de ses deux vicaires Victor Paour et Gabriel Fontaine, il accueillait enfants et adultes juifs au presbytère, où il les cachait parfois pendant des semaines et, malgré les difficultés de l’époque, leur apportait de quoi manger.
Parfois, c’était le curé lui même qui, seul ou avec d’autres religieux, accompagnait les fugitifs à la frontière la nuit tombée. Il sauva ainsi la vie de nombreux juifs et notamment :
Le père Eugène Marquet risquait constamment sa vie dans une région qui fourmillait d’Allemands. Il ne chercha jamais la moindre récompense. Le père Eugène Marquet continuera à servir la messe à la paroisse Saint-André d’Annemasse jusqu'en 1952.
Le 7 septembre 1988, Yad Vashem a décerné au père Eugène Marquet le titre de Juste parmi les Nations
Page mise à jour le — Le Souvenir Français, délégation de Haute-Savoie

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