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Résistant — Mort fusillé
7 octobre 1924 à Annecy (74)
19 juillet 1944 à Châtillon-d'Azergues (69)Le 31 janvier 1944, il monte sur le Plateau des Glières, probablement avec les maquisards du Camp de Serraval, commandés par Jean Rivaud, alias Gaby, car il est sur le Plateau à la section Hoche, qui cantonne à Notre-dame des Neiges.
Après le décrochage du 26 mars 1944, il est arrêté le jeudi 30 mars à Annecy par les forces françaises du Maintien de l'ordre et interné à la caserne Dessaix Il est transféré à Lyon, le 17 mai 1944. Malade des poumons - la tuberculose fait des ravages à cette époque - il obtient d'être admis à l'hôpital du Mont d'or, à Lyon. Sans que l'on sache réellement pourquoi - il semble que les Allemands avaient décidé de fusiller un certain nombre d'otages en représailles. Et comme il en manquait, ils ont extrait de sa prison Edmond Boscono, ainsi que Yves de Kerarmel (aussi des Glières et également hospitalisé pour maladie des poumons). Edmond est fusillé « Mort pour la France », par les Allemands, le 19 juillet 1944, à Pont de Dorieux, au lieu dit Coleymieux, en même temps que 51 autres prisonniers, (commune de Châtillon-d'Azergues, (Rhône), (transcription acte de décès Annecy 128/1943). Un monument élevé sur place rappelle leur martyr.
Si 6 personnes fusillées restent encore non identifiées, on trouve, pour notre part, les noms de Robert Blanchet, Edmond Boscono et Yves de Kerarmel (SRCGE, Mémorial de l'oppression 3808 W cote 880 et 3808 W1377).
Son corps est rapatrié en Haute-Savoie pour être inhumé dans la Nécropole militaire nationale de Morette, tombe n°17. Reconnu « Mort pour la France » le 19 juillet 1945, son nom est gravé d'or sur les plaques de marbre noir, monument aux morts de la ville d'Annecy, apposées dans le hall de la mairie ainsi que sur le Mur du souvenir, monument érigé à l'entrée de la Nécropole militaire nationale de Morette.
SOURCE : Mémorial 1939-1945 de la seconde Guerre mondiale en Haute-Savoie — Michel Germain
Page mise à jour le — Le Souvenir Français, délégation de Haute-Savoie

Annecy — Plaques récapitulatives des 233 annéciens « Morts pour la France » lors des conflits
Lieu : Annecy
Les corps de 105 résistants, principalement des combattants des Glières, sont inhumés au cimetière de Morette dès avril 1944. Inauguré par Vincent AURIOL en 1947, ce cimetière militaire devient la Nécropole nationale des Glières en 1984, classé monument historique en 2015. Il est géré par l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre.
Lieu : La Balme-de-Thuys
Monuments aux morts de la Nécropole de Morette. Créé dès avril 1944 pour inhumer les résistants morts au combat, ce cimetière est reconnu en 1949 « Cimetière Militaire national ». En 1984, il devient une Nécropole nationale désormais gérée par l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre. Le mur comporte 151 noms de résitant morts lors des combats des glières.
Lieu : La Balme-de-Thuy

La sauvegarde de la totalité des tombes des combattants Morts pour la France et éviter que tous les jours les restes de combattants rejoignent les fosses communes municipales suite à des sépultures tombées en déshérence.
Le maintien des cérémonies patriotiques locales aux coté des grand date nationale et ce,bien que le nombre d’anciens combattants diminuent chaque année.
Le développement des voyages mémoriels afin qu’aucun enfant de France ne quitte sa scolarité sans avoir découvert un lieu de notre mémoire nationale ou participer à une commémoration.