Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Les poilus de Haute-Savoie - Conscription, mobilisation, réinsertion sociale, 1889-1939

24258,Livre — Les poilus de Haute-Savoie - Conscription, mobilisation, réinsertion sociale, 1889-1939,

La Première Guerre mondiale connaît un net regain d'intérêt à la faveur des commémorations du centenaire. Si la figure du combattant tient une place de choix dans le chantier historique actuel, nul n'avait encore décrit le parcours de ces hommes à l'échelle d'une région. Prenant appui sur une étude quantitative des archives de la conscription militaire étayée par des témoignages de "poilus" souvent inédits, cet ouvrage retrace l'itinéraire complet de la "génération du feu" de Haute-Savoie, de la caserne au combat, jusqu'à sa réintégration à la vie civile.

Cette démarche novatrice, inscrite dans un cadre régional, ne néglige toutefois aucune échelle d'analyse, des personnes aux groupes sociaux, sans oublier le point de vue institutionnel. Par une approche à la fois militaire, politique, sociale et culturelle, l'auteur saisit d'abord la sensibilité militaire d'individus vivant dans un espace frontalier qui, bien que français depuis peu, n'en est pas moins imprégné d'un patriotisme à la fois catholique et républicain.

Puis, par une analyse renouvelée de l'expérience de guerre des mobilisés, il met notamment en valeur les interactions à l'uvre entre la ligne de front et la zone de l'intérieur. Enfin, les modalités de démobilisation culturelle et de réinsertion sociale de ces hommes devenus des anciens combattants sont explorées de manière très novatrice. Préface de Christian Sorrel.

Autres ouvrages recommandés

Dans le cadre de notre mission de mémoire et de transmission, le Souvenir Français de Haute-Savoie, vous propose régulièrement une sélection d’ouvrages incontournables. Ces lectures sont autant de portes ouvertes sur notre patrimoine mémoriel, que nous vous encourageons à découvrir et à partager.

Juin 1940, la guerre des Alpes - Enjeux et stratégies

Juin 1940, la guerre des Alpes - Enjeux et stratégies

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1940, année totalement noire pour l'Armée française ? Certes, chacun se souvient que le 10 juin 1940, alors que l'armée française bat en retraite face à une Wehrmacht que rien n'arrête, l'Italie déclare la guerre à la France. Dans le Sud-Est, l'armée des Alpes livre une bataille qui s'achève le 25 juin.

Son issue est favorable, voire glorieuse pour les Français. Pourtant, elle n'a pas laissé une trace profonde dans les mémoires, même si c'est le seul succès important de l'Armée française durant cette période. De plus, peu de personnes imaginent l'importance politique, diplomatique et stratégique de cette bataille pour les années à venir.

Grâce à cette étude rigoureuse, qui s'appuie sur la consultation de milliers de pièces d'archives et de témoignages jusque-là inédits, Frédéric Le Moal et Max Schiavon présentent pour la première fois une vision d'ensemble des rapports franco-italiens, de la préparation des deux armées et des combats qui se sont déroulés dans les Alpes. Ils expliquent en particulier comment les tensions accumulées depuis plusieurs années, auxquelles s'ajoutent les circonstances bien particulières du printemps 1940, ont conduit Mussolini à déclarer la guerre à la France, et pourquoi l'Armée italienne n'est pas parvenue à enfoncer le front français, pourtant bien dégarni.

Il s'agit à la fois d'une synthèse de ce qui s'est passé dans le Sud-Est en 1939-1940, mais aussi d'une étude fouillée et précise des décisions prises par les responsables politiques et militaires au plus haut niveau, avant et à l'issue de cette guerre. Point de départ de la chute de Mussolini, l'étude de ce conflit est indispensable si l'on veut parfaitement comprendre la suite des événements de la Seconde Guerre mondiale.

Frédéric Le Moal, Max Schiavon • Economica — 2010

Renseignements et faux papiers - Mon parcours de résistant de Lyon au camp de Buchenwald

Renseignements et faux papiers - Mon parcours de résistant de Lyon au camp de Buchenwald

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Jean Nallit entre très tôt dans les mouvements de Résistance à Lyon. En charge notamment de la liaison et de la mise à disposition de faux papiers, il fait réaliser de nombreuses fausses cartes d’identité permettant notamment à des résistants et à des Juifs d’échapper aux traques nazies.

Arrêté en 1944 par la Gestapo, Jean Nallit est envoyé dans l’enfer de Buchenwald. Après de long mois en camp de concentration, il participe aux "marches de la mort". Il est libéré en 1945 par l’armée américaine.

Jean Nallit • Les Passionnés de bouquins - 2013

Un petit coin de guerre perdue … 1939-1944

Un petit coin de guerre perdue … 1939-1944

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Ce livre n’est pas une œuvre de fiction, ni un roman. Grégoire Snégaroff, loin de vouloir se prétendre écrivain, nous livre ici un témoignage brut, sans artifice. Chaque mot, chaque moment, chaque événement qu’il partage est ancré dans une réalité vécue. Rien n’a été inventé, tout a été observé, écouté, et ressenti.

À travers ces pages, les faits relatés sont fidèles à ce que Grégoire Snégaroff a traversé, parfois retranscrits avec un léger décalage chronologique, mais toujours ancrés dans le cadre d’une guerre méconnue. Les personnages, quant à eux, sont des ombres dans ce paysage tumultueux, des figures anonymes dont seul le colonel est esquissé. Lui, malgré l’humour qu’il inspirait, est ici traité avec un profond respect.

Les sources de ce récit sont simples et directes : des notes prises à l’époque, et la mémoire, qui fait revivre ces moments avec une force saisissante. C’est un coin de guerre, une petite fenêtre ouverte sur une réalité perdue dans l’histoire, mais toujours vive dans l’esprit de celui qui l’a vécue

  • Un petit coin de guerre perdue…
  • Ce n'est pas un roman
  • Je n'ai pas voulu faire oeuvre d'écrivain
  • Je n'ai rien inventé
  • Les rares paroles prononcées, je les ai entendues
  • Les faits racontés sont réels, je les ai vécus
  • Peut-être quelques uns ne figurent pas dans l'ordre chronologique, ils sont toujours situés dans la phase de cette guerre au moment du récit
  • Les personnages ne sont ni nommés ni décrits, ils sont le paysage
  • Seul le colonel est un peu esquissé, à peine.
  • Son personnage nous faisait sourire mais je crois qu'il a droit au respect
  • Mes sources : des notes prises à l'époque et ma mémoire…

Grégoire Snégaroff — Mai 1988

Grégoire Snégaroff • Editeur inconnu — Mai 1988

Être reconnaissant après la Grande Guerre. Les monuments aux morts en Haute-Savoie

Être reconnaissant après la Grande Guerre. Les monuments aux morts en Haute-Savoie

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L'armistice du 11 novembre 1918 marque la fin de quatre longues années de guerre mais en Haute-Savoie, plus de 10 000 hommes manquent à l'appel pour célébrer la fin des combats. En l'espace de quelques années, la population et les municipalités rendent un hommage collectif au sacrifice de ces soldats en érigeant plus de 300 monuments aux morts.

Cette publication est le fruit d'une enquête menée dans les Archives départementales et communales et d'une campagne photographique sur le terrain. Il permet de situer les monuments sur le territoire, de se documenter sur leur auteur, leur financement (coût total, financement de la commune, subvention de l'Etat, souscription publique), le calendrier de leur réalisation (date de décision et date d'approbation du projet), les inscriptions et le nombre de noms qui y figurent, les éventuelles polémiques qui ont émaillé leur construction, du choix de l'emplacement à celui de l'inscription, jusqu'à l'inauguration en grande pompe. En analysant leur composition et leurs symboles, nous apprenons à regarder d'une oeil neuf les monuments aux morts et le phénomène commémoratif auquel ils participent.

Archives départementales • Haute-Savoie - 2014

La Mémoire interdite de François Merlin

La Mémoire interdite de François Merlin

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Maire de Petit-Bornand-Les Glières, François Merlin a été exécuté par le maquis le 16 août 1944, c'est-à-dire quelques mois après le drame du Plateau en mars 1944, alors que le département de la Haute-Savoie se trouvait en plein soulèvement pour sa libération.

Il était lui-même résistant et son fils Marcel Merlin, fondateur de l'AS dans la vallée de Borne, était un ami de Tom Morel et un pourvoyeur du bataillon des Glières. Cette étrange exécution de François Merlin a jeté la consternation dans toute la contrée, mais elle n'a jamais été revendiquée et jamais élucidée. Aucune plainte portée, aucune enquête publique, partout un silence de plomb. Puis, petit à petit, après la guerre, s'installe une explication commode, celle d'une bavure lamentable, fruit de vieilles rancunes de village. Personne n'est vraiment convaincu, mais tout le monde adopte cette thèse.

Quelques années plus tard, l'abbé Jean Truffy, curé de Petit-Bornand, prêtre haut en couleur, résistant et déporté, publie un livre qui embrouille définitivement l'affaire.

Plus de cinquante ans après, Robert Amoudruz a cherché à retrouver la trace des réalités de l'époque de l'Occupation et à lever le secret de la mort de François Merlin. Cet ouvrage est le résultat d'une longue recherche parmi les archives consultables et auprès de quelque trois cents témoins encore en vie.

Son travail contient de nombreuses révélations et fait apparaître les événements et les mentalités de l'époque sous un jour nouveau.

Robert Amoudruz • Cabedita — 2002

Foges — Histoire et mémoire d'un combat de la Résistance

Foges — Histoire et mémoire d'un combat de la Résistance

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Soudain, alors que la nuit s'approche, une grande flamme jaillit dans la montagne. Roland dit : « C'est fini, ils sont tous morts ». Ce n'est que quelques jours plus tard que nous apprendrons ce qu'il s'était passé, et surtout qu'il y avait des survivants. Foges pour toujours était entré dans nos mémoires et dans l'histoire. (Bernard Néplaz)

Les ruines du chalet de Foges se trouvent au-dessus du lac Léman, à près de mille mètres d'altitude. Le mardi 22 février 1944, douze résistants y furent encerclés par des miliciens supérieurs en nombre et en armes. La sentence fut terrible pour les patriotes : six morts au combat et un fusillé quelques jours plus tard. Réchappés par miracle de cet affrontement, les cinq survivants poursuivirent la lutte pour l'indépendance du pays et la refondation de la République. Six mois plus tard, la Haute-Savoie se libérait définitivement du joug de l'occupant nazi et de ses alliés miliciens.

Aucun soldat allemand ne participe au combat de Foges il s'agit d'une affaire très française. Nicolas Martignoles montre que ce drame, avec son unité de lieu, de temps et d'action, prend sa source dans les conflits politiques de l'entre-deux-guerres et même au-delà. Il présente aussi ses conséquences immédiates comme à plus long terme, en étudiant notamment la construction d'une mémoire locale.

Les témoins directs ayant tous disparu, l'auteur a puisé sa documentation dans la presse locale et des archives privées, ainsi qu'aux Archives départementales de la Haute-Savoie. Son ouvrage, publié grâce à la bienveillance de l'ANACR 74, est un outil destiné à maintenir la vigilance des générations futures.

80 ans ont passé, l'espace de la vie d'un être humain. En ces jours où la guerre reprend tous ses droits, comme un incendie que l'on croyait éteint, le travail de l'historien devient essentiel, non seulement en relatant de la manière la plus exacte possible les faits, mais aussi en remontant aux causes et en expliquant les conséquences jusqu'à nos jours. Cet ouvrage rigoureusement documenté apporte un éclairage précis qui contrastera avec les albums au romantisme guerrier douteux et les jeux vidéo peu propices à l'apaisement.

Nicolas Martignoles • J. André éditeur — 2024

Mémorial de la Déportation. Haute-Savoie 1940-1945

Mémorial de la Déportation. Haute-Savoie 1940-1945

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Alors, dans tous les bagnes depuis la Forêt-Noire jusqu'à la Baltique, vos déportés qui survivaient encore, se levèrent sur leurs jambes flageolantes. Et le peuple de ceux dont la technique concentrationnaire avait tenté de faire des esclaves, parce qu'ils avaient été parfois des héros, le peuple dérisoire des tondus et des rayés, notre peuple ! pas encore délivré, encore en face de la mort, ressentit que même s'il ne devait jamais revoir la France, il mourrait avec une âme de vainqueur. André Malraux.

Michel Germain, marié, père de deux enfants, est né le 22 septembre 1945 en Haute-Savoie. Professeur agrégé, diplômé de l'Institut de Géographie Alpine, Chevalier dans l'ordre des Palmes Académiques, Président de la société des Auteurs savoyards, il enseigne l'histoire et la géographie dans les environs d'Annecy. Auteur de nombreux ouvrages sur la région, il s'attache à défendre la mémoire et le patrimoine du terroir qui l'a vu naître. Michel Germain a déjà écrit six tomes d'une monumentale chronique de la Haute-Savoie pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Michel GERMAIN • La Fontaine de Siloé — 1999

1944 La drôle de guerre – Hommage aux combattants Engagés au service de la France

1944 La drôle de guerre – Hommage aux combattants Engagés au service de la France

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En 2019, le Souvenir Français a décidé de mettre en valeur les combattants « Morts pour la France » en 1939, à l’occasion du 80e anniversaire de cette année où les combattants attendaient l’arme au pied.

Le concept en fut simple :

  • Demander à chaque Délégué Général de choisir un combattant lié à l’histoire du département et de l’année dont on rappelle l’anniversaire,
  • Privilégier un combattant inhumé dans une tombe familiale,
  • Rédiger un texte de présentation du destin du combattant choisi,
  • Publier ce texte dans un numéro spécial de la revue du Souvenir Français,
  • Enfin, organiser un geste mémoriel sur la tombe du combattant choisi.

Depuis 2019, six hors-séries de la revue du Souvenir Français ont été publiés. 108 destins ont été mis en lumière dans la revue consacrée aux « 100 de 1944 ».

En octobre et novembre 2024, de nombreux gestes mémoriels seront organisés.

Le Président Général se rendra le 20 octobre à Québriac (35) afin de se recueillir sur la tombe de Marie-Ange Thé, résistante à qui la mention « Mort pour la France » a été accordée le 26 mars 2024.

Il se déplacera également à Bagneux (92) rendre hommage à Claude Kieffer. Alors que le père est connu et honoré, le fils « Mort pour la France » le 25 août 1944 méritait d’être sorti de l’anonymat.

SF. • Le SF – 2024

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Le Souvenir Français œuvre pour que vive la mémoire de notre Nation au travers de trois grandes actions :
  • 1

    La sauvegarde de la totalité des tombes des combattants Morts pour la France et éviter que tous les jours les restes de combattants rejoignent les fosses communes municipales suite à des sépultures tombées en déshérence.

  • 2

    Le maintien des cérémonies patriotiques locales aux coté des grand date nationale et ce,bien que le nombre d’anciens combattants diminuent chaque année.

  • 3

    Le développement des voyages mémoriels afin qu’aucun enfant de France ne quitte sa scolarité sans avoir découvert un lieu de notre mémoire nationale ou participer à une commémoration.

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