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ALIAS : Vigne
Résistant — Mort fusillé
le 5 octobre 1918 à Marseille (13)
18 juin 1944 à Vieugy (74)Fils de Louis Mazaudier, cafetier, et de Léonie Pascal, sans profession, Louis Mazaudier habitait au 65 Bd Sadi Carnot. Il s’était marié le 14 février 1931 à Villeurbanne (Rhône) avec Alice Fabre et était père d’un jeune garçon. Tourneur sur métaux, employé au dépôt des tramways des Chartreux, Louis Mazaudier militait au Parti communiste depuis 1934. Secrétaire de la cellule de Bois-Luzy, puis secrétaire de la section de Saint-Barnabé, il devint secrétaire adjoint de la section du quartier des Chartreux. Il avait suivi les cours de l’école de section. Responsable du comité de Front populaire le 10 décembre 1938, membre de Paix et Liberté et de Radio-Liberté, il était aussi délégué ouvrier du syndicat des trams, section des Ateliers.
Mobilisé en 1939, il fut rendu à la vie civile le 27 juillet 1940. Dans l’été 1940, la police spéciale considérait qu’il continuait à militer et qu’il était l’un des responsable de la 6e section. Il fut arrêté en octobre et emprisonné à la prison militaire du Fort Saint-Nicolas, mais il bénéficia d’un non lieu le 27 mars 1941. Il n’en fut pas moins interné administrativement par un arrêté du 9 novembre 1940 et envoyé au camp de Chibron (commune de Signes, Var), puis, à la dissolution de ce camp, transféré dans celui de Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn) le 16 février 1941. Un avis favorable à sa libération l’astreignant à résider à Joyeuse (Ardèche) où son père avait un débit de boissons fut donné le 21 octobre 1942. Il ne semble pas qu’il ait été libéré, puisqu’il aurait fait partie des internés évadés en mai 1943 en cours de transfert en train vers Bayonne (Pyrénées-Atlantiques).
Retourné à Marseille, il fut intégré à l’appareil clandestin des FTP. Il fut d’abord nommé commissaire aux effectifs interrégional pour l’interrégion de Montpellier (Hérault). Guy Serbat lui fit visiter fin juillet 1943 le maquis FTP de Rodome (Aude) et Mazaudier, le prenant en amitié, le fit « monter » à l’interrégion comme commissaire aux opérations. Il fut ensuite muté à l’état-major de la RI2 qui couvrait les deux départements savoyards, il en était le responsable politique en tant que commissaire aux effectifs régional (CER) lorsqu’il fut arrêté par les Allemands à Annecy (Haute-Savoie), le 25 mai 1944, avec son adjoint, Roger Malgarotto dit Bordan, et le commissaire technique régional (CTR) Claude PAUTO dit Maurice. Incarcérés à Annecy, Roger Malgarotto et lui firent partie de la fournée des dix résistants fusillés le 18 juin 1944, dans la banlieue d’Annecy, à Vieugy (Haute-Savoie).
Il avait pu faire parvenir à sa famille une dernière lettre :
Il est fusillé le 18 juin 1944 et ne pouvant l'identifier, le maire de Vieugy écrit, afin de permettre sa future reconnaissance :
Il est reconnu « Mort pour la France » le 12 septembre 1945. En 1948, un monolithe de granit est élevé à l'emplacement des fusillades de Vieugy (Seynod) où 40 patriotes furent exécutés en quatre fois. En juin 2004, un panneau explicatif a été dressé à proximité et une plaquette est, depuis, disponible en mairie de Seynod.
Page mise à jour le — Le Souvenir Français, délégation de Haute-Savoie


Seynod • Jeudi 15 juin 1944

La sauvegarde de la totalité des tombes des combattants Morts pour la France et éviter que tous les jours les restes de combattants rejoignent les fosses communes municipales suite à des sépultures tombées en déshérence.
Le maintien des cérémonies patriotiques locales aux coté des grand date nationale et ce,bien que le nombre d’anciens combattants diminuent chaque année.
Le développement des voyages mémoriels afin qu’aucun enfant de France ne quitte sa scolarité sans avoir découvert un lieu de notre mémoire nationale ou participer à une commémoration.