Le Souvenir Français
Délégation de la Haute-Savoie (74)
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Munch Paul, Pierre

Résistant — Mort Fusillé

MAQUIS : — Forces Française de l’Intérieur (F.F.I.)
Né le 29 juin 1920 à Waldighofen (Haut-Rhin), exécuté sommairement le 24 janvier 1944 à Annecy (Haute-Savoie) ; boucher charcutier ; résistant.

Paul Munch était le fils d’Alfred Munch, ouvrier d’usine et d’Anne Koch, sans profession. Toute la famille habitait à Waldighofen et Paul devint boucher charcutier.

Il vint en Haute-Savoie, où de nombreux jeunes Alsaciens et Lorrains se réfugièrent pour échapper à l’incorporation de force dans l’armée allemande. On le retrouva dans le corps franc Simon (Paul Servan) dès l’automne 1943

Il fut arrêté après l’accrochage entre le corps franc et un convoi de soldats allemands à Mercier, (Saint-Martin-Bellevue), le 24 janvier 1944. La veille, le chef du corps franc, Simon, avait été très grièvement blessé par les G.M.R. et hospitalisé à Annecy. Les hommes, désireux de libérer leur chef, montèrent une opération sur l’hôpital, mais avertis en route de l’impossibilité du coup de main, ils rebroussèrent chemin. Et c’est à leur retour qu’ils croisèrent un convoi allemand. Un accrochage s’ensuivit. Si certains maquisards réussissent à décrocher, onze d’entre eux, comme Paul Munch furent capturés.

Ils furent tous exécutés le soir même à la caserne de Galbert, (Annecy). (Mémorial de l’oppression 3808 W 1367). On découvrit le charnier après la guerre, le 19 juin 1946. Le jugement du tribunal civil d’Annecy en date du 13 juillet 1946 donne bien comme date de mort, en ce qui le concerne, le 24 janvier 1944. (Transcription Annecy 239/1946). Les corps sont alors inhumés à Loverchy (cimetière d’Annecy). Paul sera transféré dans son village natal.

Le soldat F.F.I. Paul Munch est reconnu « Mort pour la France » le 17 mars 1947 (dossier n° 583 628) et il figure sur le monument aux morts de Thorens-Glières (Haute-Savoie).

Lieux de mémoire

Nécropole

La Balme-de-Thuys — Nécropole militaire nationale de Morette

Les corps de 105 résistants, principalement des combattants des Glières, sont inhumés au cimetière de Morette dès avril 1944. Inauguré par Vincent AURIOL en 1947, ce cimetière militaire devient la Nécropole nationale des Glières en 1984, classé monument historique en 2015. Il est géré par l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre.

Monument commémoratif

Saint-Martin-Bellevue — Monument Corps-franc Simon

Le 24 janvier 1944, le corps-franc Simon revient d'Annecy où il a tenté de libérer son chef. Les Allemands ont tendu une embuscade sur leur route du retour. Douze d'entre eux sont faits prisonniers, torturés puis exécutés à la caserne Galbert à Annecy. Leurs corps sont retrouvés dans un charnier en 1946.

En mémoire de

François ServantJean GérardMaurice RabutPaul MunchUrbain LedouxBruno PerinoAlfred AckermanRaymond VerdelRaymond VerdelRoger CarrierCherpitel RenéLouis BertheratJean Monin

Stand explicatif

Annecy — Stand explicatif Caserne de Galbert

Panneaux explicatifs en souvenir de Jacques Lespès, sous-préfet de Bonneville, fusillé à la caserne et du corps franc Simon. À la Libération, un charnier a également été découvert dans une cour de la caserne. Les onze corps retrouvés étaient ceux des hommes du corps-franc Simon, capturés à Charvonnex et fusillés par les Nazis en janvier 1944.

En mémoire de

Jean GérardMaurice RabutPaul MunchUrbain LedouxBruno PerinoAlfred AckermanRaymond VerdelRaymond VerdelRoger CarrierCherpitel RenéLouis BertheratMarcel LuttgensJean Monin

Le 24 janvier 1944, le corps-franc Simon revient d'Annecy où il a tenté de libérer son chef. Les Allemands ont tendu une embuscade sur leur route du retour. Douze d'entre eux sont faits prisonniers, torturés puis exécutés à la caserne Galbert à Annecy. Leurs corps sont retrouvés dans un charnier en 1946.

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  • 3

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